vendredi, 25 janvier 2008

Stop au non-blogging (et explications)

Depuis environ deux mois, je vous dis régulièrement que je vais me remettre au blogging, que je vais publier des notes avec du contenu, avec du fond, que je vais revenir à ce que je faisais avant (et que vous étiez quelques-uns à apprécier). Or, je ne l'ai toujours pas vraiment fait...

Dans ce billet je vais vous donner quelques raisons à ce silence, et vous expliquer pourquoi je vais m'y remettre, pourquoi je ne veux pas faire comme certains autres blogueurs dont les blogs sont mort-vivants... Je pense que cela peut intéresser certaines personnes parmi vous de savoir pourquoi des blogs s'arrêtent ainsi, pourquoi des fois le blogueur perd le rythme...

 

Absence de blogging : plusieurs éléments sont à l'origine de mon absence de ce blog, "des blogs" même...

  • Vie perso et activités annexes : sans vous raconter les détails de ma vie privée, sachez juste que je déménage a Paris le 1er février donc depuis 2 mois, j'ai pas mal de choses à préparer, et surtout je profite pour voir le maximum de personnes encore par ici. Rajoutez à cela les vacances de fin d'année et ca donne déjà une première explication au manque de temps.
  • Goojet : depuis que Goojet est sorti (un peu) de sa cachette, il y a de plus en plus de travail, et surtout c'est de plus en plus intense. Alors forcément quand vous ne pensez qu'à un sujet toute la journée, il est dur de penser à autre chose le soir... Et c'était bien là le point : ne voulant pas bloguer uniquement sur des thèmes liés à Goojet, j'en arrivais à ne plus bloguer du tout. Participer à un tel projet à mon niveau (et à mon âge) et avoir droit aux responsabilités et à la confiance dont je fais preuve, tout cela fait que je m'éclate à fond dans mon travail, pour des fois en oublier le reste...
  • Twitter : je suis devenu twitter-addict, autant en lecture qu'en écriture. Cela me permet de rester connecté à tout ce qui se passe sur le web, sur les blogs. Certes la veille y est moins large et moins précise qu'en lisant des blogs, mais ce qui est certain, c'est que l'on peut apprendre beaucoup de choses en lisant un bon nombre de twitters de sphères variées. Le temps passé sur twitter a donc remplacé en partie mon temps sur les blogs (le mien et les autres).
  • Absence de lecture de blogs : comme je le disais à la fin du point précédent, et dû à mon absence notable de temps, je ne lis presque plus de blogs depuis deux mois. Alors forcément, quand vous ne lisez plus de blogs, vous avez moins de motivation, d'idées, de stimulations pour écrire sur le votre. Je pense que pour résoudre ce point, je vais tout simplement faire (comme j'ai vu certains le faire) faire un RESET : je ne mettrai dans mon aggregateur que ceux dont je me souviens direct...
  • Lassitude ? : sur ce point là, je ne sais pas encore exactement à quel niveau cela a compté. Cela fait deux ans et demi que je blogue, et il est certain que ce n'est plus comme au début. Le plaisir est toujours là c'est certain, mais la façon de faire est différente. Mais comme j'ai encore beaucoup à dire, beaucoup à partager, la lassitude n'est pas là, c'est juste une remise en question...
  • La spirale infernale : cette raison là découle de tout le reste, mais décuple la durée de l'absence. La spirale infernal, c'est quand vous vous dites tous les jours : "je dois le faire, je dois le faire" mais que plus ca va et moins vous le faites car plus la barriere est dure à franchir... C'était mon cas, mais la voilà franchie !

 

Retour au blogging : c'est plus que décidé, je me remets au blogging. Bon après, n'allez pas imaginer que je vais me mettre a faire 5 notes par jour non plus... d'autant plus que mon goût des notes approfondies et documentées est resté toujours le même (c'est ce qui avait fait mon petit succès auprès de vous). Donc je pense que 3 a 4 notes par semaine ce sera déjà très bien ;)

Ce retour au blogging, je ne vous le cache pas, c'est principalement pour moi que je le fais, parce que j'en ai besoin, parce que je veux garder ça comme activité personnelle. Et il est là le point : avec toute l'excitation liée à Goojet, j'ai oublié que je devais continuer à bloguer par ailleurs, et plus généralement à entreprendre des choses en ma propre personne.

Alors bien sûr je parlerai de Goojet de temps en temps quand je pense que cela peut servir et être utile, mais je vais revenir aussi vers mes sujets de prédilection : le marketing de bouche à oreille, le web allemand, une certaine philosophie du web et du mobile etc... (et si je trouve enfin le temps, je change ce "ç$£^$ù de design orange...)

 

J'ai entendu dernièrement, par commentaires ou ailleurs : "ta baseline don't be famous, be useful ne vaut plus". Oui, c'etait le cas, mais maintenant, je vais tout faire pour redevenir utile... 

Et dernier point pour finir : le nombre de lecteurs que vous voyez en haut à gauche ne veut rien dire... j'estime que si j'ai 100 lecteurs fidèles et pas juste des aggregateurs pour la veille, alors c'est déjà énorme, MERCI !

00:20 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Ce Blog , Perso | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : blogging, pensees, retour, experience

lundi, 20 novembre 2006

Lufthansa : une très bonne gestion clients (CRM)

medium_logo_LUFTHANSA.gifJe vous en avais parlé il y a un peu plus d'un mois, lors de mon retour d'Allemagne, j'avais eu quelques soucis avec mes avions puisque le mien étant tout simplement tombé en rade, j'avais du passer près de 12h dans l'aéroport, dans l'attente d'un autre.

Ma colère venait plus de la façon qu'a eu la Lufthansa de gérer l'incident que de l'incident en lui-même. Il est bien évident que je préfère qu'ils se rendent compte avant le décollage d'un problème sur l'avion.

J'avais donc écrit une lettre au service client exprimant mon mécontentement. Dans cette longue lettre, je rappelais que ce n'était pas la première fois que j'avais un soucis sur la liaison Toulouse-Munich mais je disais notamment :

"Par ailleurs j’ai été très déçu de la manière dont s’est comporté le personnel au sol lors de la gestion de l’annulation. Pour preuve, alors que le vol de 18h avait été annoncé comme complet, des personnes ont pu obtenir une place moyennant longues persuasions, ou en faisant intervenir des moyens de pression annexes (notamment une personne expliquant « je suis journaliste et je peux… »). A une telle attitude s’est ajoutée un manque de sympathie alors que les passagers (ce que j’ai trouvé étonnant vu la situation) ont su, eux, garder leur calme et ne pas s’énerver.

 

Un mois après cette lettre, je reçois donc la réponse de Lufthansa (qui m'a aussi contacté téléphoniquement) pour m'expliquer les raisons du problème ayant eu lieu sur mon vol et pour me présenter des excuses. On pourrait se demander pourquoi prendre cette peine car où est le risque pour Lufthansa de perdre un "simple petit client" comme moi?

Et bien c'est en de telles circonstances (le "failure marketing" dont j'ai découvert le nom chez Michel) que s'applique un principe essentiel du Marketing : "Conquérir un nouveau client coûte cinq fois plus cher que garder un client existant".
Cela, Lufthansa l'a bien compris et grâce à leur réaction, j'ai non seulement oublié et compris ce qui s'est passé sur mon vol mais je suis encore plus "avocat" ou "vecteur" de la compagnie.

 

Pour en revenir à cette lettre, voici un résumé des éléments qui y sont donnés. Cette approche peut servir de modèle tant je pense que tout y est pour un tel cas :

  • Un rappel des faits avec une présentation d'excuses
  • Une explication détaillée du problème pour le vol annulé : "problème de l'ordinateur réglant approvisionnement des moteurs en fuel". [Celui au fond qui a dit que l'ordinateur était sous Windows peut sortir...]
  • Un petit laïus sur la vigilance de Lufthansa au niveau des appareils (passage barbant mais nécessaire...)
  • Vient ensuite une référence au règlement européen (le n°261 du 17 février 2005, préambule n°14) pour justifier les mesures prises lors de l'annulation de mon vol.
  • Pour finir, la personne explique que si j'ai eu des frais supplémentaires engendrés par l'attente prolongée sur Munich, je dois faire parvenir les factures pour remboursement. En plus de cela, j'ai eu 3000 Miles en cadeau.
  • Pour conclure, encore des excuses ;-)
Ce qui important de noter pour finir, c'est que la lettre est bien spécifique à mon cas, et écrite "à la main" (= non générée automatiquement). C'est certainement beaucoup de dépenses pour Lufthansa, mais c'est pour moi le signe d'être vraiment pris en considération...

 

L'étude de ce cas m'amène à deux conclusions :

  • En tant que client, ne jamais hésiter à le faire savoir lorsqu'il y a un problème
  • En tant que société, il est essentiel d'avoir un très bon CRM (Customer Relationship Management) comme outil pour garder les clients mais aussi et surtout pour les "transformer" en vecteurs. Ne jemais oublier (encore trop l'oublient souvent) que "Conquérir un nouveau client coûte cinq fois plus cher que garder un client existant"

 

mercredi, 15 novembre 2006

Un stage grâce au blog : mon exemple chez PCkado.com

Cela faisait un moment que je voulais vous en parler un peu plus longuement mais je voulais d'abord voir comment cela se passait, puis si l'entreprise acceptait que j'en parle...

medium_logoblue.jpgJe suis actuellement en stage à mi-temps chez PCkado.com, société de e-commerce spécialisée dans la vente de produits high tech déstockés (déstockage, fin de série, produits reconditionnés...) et qui est basée à Toulouse. Pour les petits curieux, je suis aussi (et surtout) l'autre moitié du temps en cours à l'ESC Toulouse en mastère spécialisée "Marketing Management and Communication" et c'est dans le cadre de celui-ci que je suis en stage.

 

Mais le but de mon article n'est pas de parler de moi (vous pourrez lire ici pour cela) ou de ma société mais plutôt de vous livrer un retour d'expérience sur le "comment ce blog m'a servi pour obtenir ce stage".

En fait, on entend beaucoup de personnes disant que maintenant il "faut" faire un blog pour se faire recruter, pour être visible sur le net... Si dans le fond ces personnes ont raison, elles induisent en erreur en laissant penser que cela suffira. Parce qu'effectivement vous serez visible avec un blog mais visible si la personne vous cherche ! Le but final serait donc plutôt d'avoir un blog sur lequel un recruteur tombe sans vous chercher vous mais en cherchant des infos, en effectuant de la veille...

C'est pour cela qu'il vaut mieux tenir un blog thématique, un blog en rapport avec le domaine professionnel visé.
Il faut devenir "expert" ou au moins "utile" dans ce que l'on écrit. C'est aussi ce qu'il en est ressorti du blog emploi challenge : les blogs qui ont été cités ou dont les auteurs ont été recrutés sont des blogs qui ont du contenu, de la matière !

 

C'est exactement ce qui s'est passé pour moi. J'ai été contacté par pckado suite à une note que j'ai écrite sur eux et leur solution logisitique. La personne en charge du marketing, surveillant le positionnement de l'entreprise a vu mon article et vu aussi que j'étais en recherche de stage sur Toulouse dans le domaine. Après "observation de mon blog", ils m'ont donc contacté, intéressés par mon profil, alors que c'est moi qui avait prévu de les contacter! Quoi de mieux que de passer de la position de demandeur à celle de demandé?

 

Donc si vous cherchez à ce qu'une entreprise vous remarque, parlez d'elle (la flâterie, cela marche toujours!), montrez votre expertise et il y a de fortes chances qu'elle vous contacte ! Bien sûr ce n'est que 10% du chemin puisque c'est à vous ensuite d'avoir le profil adapté, que le feeling passe...

Et si vous voulez savoir sur quoi je travaille maintenant, lisez cet article et n'oubliez pas de vous inscrire à notre petit dernier:

medium_vente-du-diable-logo.jpg

samedi, 11 novembre 2006

Marketing avec les blogueurs, trop d'erreurs

Il est un débat qui ne cesse d'agiter la blogosphère mais aussi celui des médias, de la communication, du marketing qui est celui d'évaluer l'attitude à avoir avec les blogueurs.

On effet, on essaye de plus en plus de définir la notion d'influence d'un blogueur, on en fait un classement plus ou moins représentatif, de plus en plus de personnes du marketing "classique" veulent faire du "viral" avec les blogs...

Depuis un an et demi que je suis blogueur, j'ai déjà eu de nombreuses sollicitations pour des produits, des conférences ou présentations de produits, des accès en beta test pour des services... Je ne vais pas revenir en détail sur toutes celles-là mais je vais juste relever quelques détails à améliorer en prenant pour exemple le dernier mail reçu.

Il s'agit en fait d'un mail d'Alexandre de chez Orb, société ayant l'air super intéressante et qui lance un service d'accès à distance aux fichiers vidéos, audios... Le problème n'est pas du côté de leur business qui a l'air vraiment porteur et innovant mais plus de la façon de me contacter. Voici pour moi des points à changer : 

  • Un "Mr Giorgi" au début du mail qui fait bizarre par rapport au ton habituel employé dans la blogosphère. Employer directement le tutoiement est osé c'est certain mais de là à utiliser la forme "Monsieur" !!
  • Ils parlent de la soirée de lancement mais pas un seul mot sur ce que fait exactement Orb. A moi de me débrouiller pour trouver les infos... Quelques phrases explicatives auraient été vraiment utiles pour mieux capter mon attention et mon intérêt, puisqu'il ne s'agit pas là de buzz ou de teasing mais de communication directe.
  • La soirée de lancement est sur Paris. Je peux comprendre que la personne ne passe pas 20min a chercher sur mon blog mes coordonnées pour voir si je suis sur Paris, mais comme je me plaignais il n'y a pas si longtemps de ca, arrêtons de penser que tout le monde est sur la capitale! Une phrase d'accroche du genre "Si vous êtes sur Paris ou si vous avez la possibilité de vous déplacer".

Ce ne sont que des détails mais ils peuvent faire la différence dans la façon qu'aura la personne de réagir à la sollicitation. A bon entendeur...

Sinon j'aurai effectivement bien aimé être là le 15 novembre, mais je suis sur Toulouse ! Merci quand même à Orb de leur invitation. Si vous voulez en savoir plus sur eux :

Et pour bien vous montrer qu'il y a bien pire, Patrick Amiel et Damien de Blignieres nous parlent d'un "pseudo teasing" qu'ils ont recu il y a peu de temps. A voir notamment les recommandations de Damien à ce propos si vous voulez faire du teasing.