mardi, 19 août 2008

Top 10 des start-ups allemandes... blogué sur Techcrunch !

Suite à ma note sur le Top 50 des entrepreneurs allemands du Web 2.0 que j'avais blogué voilà quinze jours, j'avais envoyé un email à Ouriel pour lui parler du sujet (et aussi puisque je challengeais Techcrunch de faire le même type de classement pour la France). Le classement avait été alors repris sur Techcrunch puis un classement des 10 meilleurs entrepreneurs français est sorti (votes par les lecteurs de Techcrunch).

8e50461d3b3261f58d2097ab489a3a27.pngDans ce même email à Ouriel, je lui avais proposé de détailler les start-ups fondées par le top 10 des entrepreneurs du classement allemand. A ma grande entreprise, il a accepté, et juste avant mes vacances, je me suis donc attelé à écrire un bel article pour Techcrunch : Zoom sur le top 10 des nouvelles start-ups allemandes. Je vous invite bien évidemment à lire cet article si vous voulez vous mettre à jour sur les start-ups allemandes importantes. Merci à Ouriel pour cette opportunité qui j'espère sera utile aux lecteurs.

Je suis vraiment d'avis que nous ne connaissons pas assez les start-ups européennes, et plus généralement, que nous ne connaissons pas assez les spécificités des marchés de nos voisins. Si nous (ceux qui travaillent dans des start-ups) en savions plus sur l'Europe, cela faciliterait l'éclosion de grosses start-ups européennes pouvont aller concurrencer les américaines. Il y aurait beaucoup à faire sur ces sujets là : conférence dédiée aux différences entre les marchés européens en ce qui concerne le web, blog sur le web européen etc... Qui sait, si j'en trouve le temps ? ;)

A noter que ce n'est pas la première fois que je blogue sur l'écosystème des start-ups en Allemagne. En début d'année, je vous avais ainsi par exemple présenté 25 start-ups allemandes innovantes. Si vous vous intéressez au domaine, n'hésitez surtout pas à aller relire cette ancienne note.

mercredi, 06 août 2008

Top 50 des fondateurs allemands de sociétés dans le web

af004270258611c2e2381e65c49c4366.gifLe blog allemand Deustche Start-Ups vient de publier les résultats de leur "concours" visant à publier un classement des fondateurs de sociétes du web allemandes les plus importants.

Le jury, qui était composé à la fois de personnes du "milieu" (blogueurs, analystes, journalistes etc...) et de lecteurs du blog, a noté près de 80 fondateurs de start-ups allemandes. Plusieurs critères ont été utilisés : visibilité, succès, technologie, éthique, réseau, futur, caractère international, non conventionnel, l'originalité et la prise de risques.

 

Classement général :

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1. Lars Hinrichs, Xing, Hamburg
2. Ibrahim Evsan, sevenload, Köln
3. Max Wittrock, mymuesli, Passau
4. Felix Haas, amiando, München
5. Sarik Weber, cellity, Hamburg
6. Thomas Heßler, Zanox, Berlin
7. Dennis Bemmann, studiVZ, Berlin
8. Heiko Hubertz, Bigpoint, Hamburg
9. Stephan Uhrenbacher, Qype, Hamburg
10. Kai Tietjen, Mister Wong, Bremen, Berlin

11 Alexander Artopé, smava, Berlin
12. Claudia Helming, Dawanda, Berlin
13. Moritz Hohl, panfu, Berlin
14. Constantin Bisanz, brands4friends, Berlin
15. Felix Petersen, Plazes, Berlin
16. Gerald Heydenreich , BuyVIP, Frankfurt, Madrid
17. Oliver Ueberholz, mixxt, Bonn
18. Sven Schmidt, verwandt.de, Hamburg
19. Tino Keller, spickmich, Köln
20. Daniel Höpfner, ViiF, Berlin

21. Fabian Jung, hiClip, München
22. Kai Bolik, GameDuell, Berlin
23. Christian Boris Schmidt, Ecato, Berlin
24. René Marius Köhler, Fahrrad.de, Esslingen
25. Heinz Raufer, hotel.de, Nürnberg
26. Matthias Henze, Jimdo, Hamburg
27. Christine Stumpf, weblin, Hamburg
28. Peter Faisst, schutzgeld.de, Düsseldorf
29. Stephanie Staar, Erdbeerlounge, Köln
30. Robert Ragge, HRS, Köln

31. Markus Schott, HolidayCheck, Kreuzlingen
32. Andreas Meyer, fotocommunity, Bonn
33. Tanja zu Waldeck, netmoms, Köln
34. Patrick Ohler, wer-kennt-wen.de, Köln
35. Beate Rank, Tradoria, Bamberg
36. Philipp Götzinger, JoinR, Neuss
37. Steffen Rühl, Yasni, Frankfurt
38. Urs Keller, billiger.de, Karlsruhe
39. Peter Ambrozy, eDelight, Stuttgart
40. Chris Möller, erento, Berlin

41. Peter Wehner, Lokalisten, München
42. Jens Schumann, Tipp24, Hamburg
43. Heike Helfenstein, Platinnetz, München
44. Justus Schneider, smoodoos, München
45. Lawrence Leuschner, trade-a-game, Berlin
46. Björn Behrendt, 44044, Berlin
47. Jan Christoph Gras, myphotobook, berlin
48. Claudia Langer, Utopia, München
49. Robert Stephan, guut.de, München
50. Malte Gösche, iliketotallyloveit.com, Bremen

 

Lars Hinrich, fondateur de Xing, est donc le fondateur le plus important selon ce classement, ce qui n'est pas très étonnant tant Xing est une success story en allemagne. Le Top 10 n'est pas très étonnant au final même si la présence de Mymuesli (création de mélanges muesli à la demande) vous étonnera peut-être ou bigpoint.com société de jeux gratuits en ligne que je ne connaissais pas.

Seules quelques femmes sont présentes dans ce classement malheureusement. Comme en France, il semble donc qu'il n'existe que peu de fondatrices de start-ups. Autre phénomène intéressant, c'est de voir à quel point les start-ups sont réparties partout en allemagne (et pas uniquement dans la capitale...).

 

Il s'agit bien évidemment d'un classement subjectif, et on pourra lui repprocher certains critères, ou certains membres du jury, ou n'importe quoi d'autres comme c'est souvent le cas lors d'un classement, mais dans tous les cas je trouve que c'est un très bon moyen d'avoir une vision quasi-complète du paysage des start-ups allemandes. Pour connaître un peu le marché allemand, et certaines start-ups, certains fondateurs ou certaines membres du jury, je vous garantis que ce classement vaut le coup !

 

Et si on faisait la même chose pour la France ? Pourquoi d'ailleurs n'a t-on pas en France un tel blog comme deutsche-startups qui serait uniquement dédié aux start-ups françaises ? C'est Techcrunch France qui joue ce rôle là chez nous ?

dimanche, 02 mars 2008

Le modèle Tchibo : du café et des ventes évènementielles

J'étais le week end dernier à Munich et si vous me lisez depuis un moment vous savez que depuis que j'y ai vécu je suis tout simplement fan de cette ville. J'en profit donc pour rammener de ce petit voyage des notes sur munich ou sur l'Allemagne !

 

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Aujourd'hui, je voulais vous parler de Tchibo, qui est une marque allemande, une enseigne même car ils ont de nombreux points de vente en Allemagne et ailleurs, qui s'est fait connaître par son modèle de produits dérivés. Tchibo, à la base, c'est une marque de café, mais ils ont vite changé de modèle et se sont diversifiés. Sauf que la diversification s'est faite d'une façon tout à fait originale... Les produits dérivés n'ont rien à voir avec la café, rien à voir avec l'agro-alimentaire puisqu'il s'agit de produits de grande consommation comme des appareils ménagers, des appareils électroniques ou même des vêtements...

09182ef0b46169ecc373a2945e4811fa.pngMais ce n'est pas tout. Non content de proposer de l'originalité dans les types de produits qu'ils proposent, le mode de vente est lui aussi très original : il s'agit de ventes évènementielles !! Chaque semaine, c'est toute une nouvelle gamme de produits dérivés qui est ainsi proposée aux clients, consultable dans un catalogue ! Les clients viennent alors en magasin non seulement pour une habitude (le café dont ils ne veulent pas changer) mais aussi pour des découvertes avec les produits dérivés.

L'enseigne a été fondée en 1949 mais les produits dérivés sont arrivés en 1973. Aujourd'hui, le groupe Tchibo, c'est 13000 employés dont 9000 en Allemagne et 4 Milliards d'euros de chiffre d'affaires... Pas rien donc. [Source : Wikipedia Allemagne] Ils ont bien sûr toute une gamme de sites web pour différents pays et viennent de lancer Tchibo.eu pour toute l'Europe.

Le slogan "Jede Woche eine neue Welt" litéralement "chaque semaine un monde nouveau" montre bien que le coeur de l'activité maintenant ce n'est plus le café mais bien l'ensemble des produits de consommation proposés à la vente chaque semaine. A noter pour finir que la diversification est totale puisqu'il y a aussi des voyages, des abonnements téléphoniques etc... Ca en est à un tel point que je me demande comment la marque a fait pour avoir de la légitimité sur ce genre de produits, ou inversément comme elle a fait pour ne pas en perdre sur la vente de café...

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Et si par ailleurs ce modèle était appliqué à un site web ? Cela donnerait quoi ? Nous avons déjà des sites de ventes évènementielles mais si un site de vente d'un seul type de produit se mettait maintenant à vendre chaque semaine des produits différents en plus ? Vous pensez que ça pourrrait marcher ?

mardi, 29 janvier 2008

Le monde des start-ups du web en Allemagne

0eb1908b3279b8cad04de690585affcf.jpgJ'ai trouvé un article fort intéressant sur les start-ups allemandes innovantes du web dans Wirtschafte Woche mais comme c'est en allemand, je me suis dit qu'une traduction/adaptation sur ce blog, cela pouvait faire un bon article récapitulatif du web allemand.

 

Un peu d'histoire pour commencer : rappelons donc que les allemands ont toujours été en avance sur nous (et globalement en Europe) par rapport à leur usage de l'Internet. Le taux de pénétration de l'informatique et de l'internet a longtemps été sans comparaison possible avec la France. Cependant, avec l'arrivée de la vague Web 2.0, la France a doublé largement l'Allemagne sur l'usage et la pénatration des nouvelles tendances, en considérant cependant que Ebay et Wikipedia sont plus du web 1.0 que du web 2.0 (ces deux applications sont extrèmement utilisées en allemagne, au point d'etre dévenues des reflexes dans la société).

Si la France a su rattraper son retard, c'est pour plusieurs raisons :

  • On avait du retard. Oui, cela est une raison  : le fait d'être en retard a eu comme conséquence que des gens ont découvert le web directement avec l'arrivée du web 2.0, et donc l'acceptation des nouveaux usages s'est faite plus simplement. Les allemands étaient eux habitués au web 1.0 et donc ont eu du mal à se mettre au collaboratif, au social, à l'intéractif etc...
  • L'ADSL et les offres triple-play se sont répandues plus largement : ce point est lié au précédent. Beaucoup de français ont commencé l'internet avec de l'ADSL alors que les allemands gardaient leur connexion RTC... Et les FAI français ont aussi beaucoup plus poussé l'ADSL qu'en Allemagne.
  • Le phénomène des blogs a explosé en France, alors qu'il est resté discret en Allemagne. Sans m'étendre sur ce sujet là qui pourrait mériter plein de billets dédiés, c'est clair que les blogs ont margement aidé à l'explosion du web 2.0 en France, contrairement à l'Allemagne.
  • Nous avons eu la chance d'avoir dès le début une tête de file fortement dynamique qui a su montrer l'exemple aux autres, qui a su donner l'envie à des jeunes entrepreneurs de s'y plonger. Les échanges ont été réguliers, la stimulation permanente, et il faut le dire, des personnes comme Loic Le Meur ont bien aidé à tout cela, tant par son blog que par ses conférences.

 

L'Allemagne a donc très vite été cataloguée au début comme une nation peu dynamique au niveau web 2.0, et même pire, comme un pays plus prompt à copier les concepts venant d'amerique ou d'ailleurs plutôt que d'en inventer de nouveaux. On ne compte plus les clones de twitter, les youtube-like etc... L'article paru dans Techcrunch US en Mai 2007 était une bonne illustration de cette "innovation copier/coller".

 

Il semble que les allemands ont enfin réussi à dépasser ce stade et on voit de plus en plus de start-ups innovantes nous arriver en provenance de l'autre côté du Rhin. Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'on voit de plus en plus de conférences, de regroupements qui s'organisent en allemagne, et ce sont bien là des signes d'une émulation existante.

Voici donc une sélection de 25 applications / sites web / services web allemands intéressants (en gras ce sont mes préférées).

  • Amiando : système de gestion d'invitations à des évènements, des soirées, des conférences etc.
  • Aka-aki : réseau social mobile géolocalisé qui donne des informations sur les membres qui sont aux alentours.
  • Bab.la : plateforme communautaire d'apprentissage de langues, "dictionnaire communautaire" aussi.
  • Betterplace : plateforme communautaires pour actions humanitaires ou caritatives. Les gens qui ont des projets rencontrent des personnes qui veulent s'investir.
  • Cellity : applications pour réduire le prix des consommations du mobile (roaming, conf call etc...)
  • Dealjäger : concept génial : système communautaire de recherche de meilleurs prix pour un produit. Un utilisateur donne un objet, les autres cherchent. Celui qui trouve le moins cher gagne des points.
  • Edelight : plateforme d'échanges de bonnes adresses pour des cadeaux avec système d'affiliation.
  • Humangrid : une communauté d'utilisateurs est payée pour améliorer un produit, donner du feedback (et non plus gratuitement comme cela peut l'être sur des produits open-source).
  • Luupo : Système de vente avec enchères inversées : plus le nombre de personne achètent, moins c'est cher.
  • Mediapeers : vente de videos à la demande avec un système de rémunération par clic pour les fournisseurs de contenu.
  • Mindmeister : Mind Mapping Collaboratif : concept simplissime mais génialissime de mind mapping à plusieurs.
  • My-Hammer : système d'enchères inversées pour des travaux d'artisans. Ceux qui veulent un artisan proposent un projet et ces derniers enchéirssent au plus bas pour gagner le "marché".
  • My-muesli : plus du domaine de l'e-commerce que de la startup propose simplement mais efficacement de se créer son propre muesli personnalisé.
  • Plazes : site communautaire de partage et de découverte d'activités à faire à plusieurs (qui fait quoi ?)
  • Proximic : "générateur d'information contextuelle" que ce soit pour la navigation (recommandatios de sites) ou lors de l'écriture (liens et publicités pour bloggers).
  • Qitera : outil de structuratiion sémantique des données : aide à structurer toute la masse d'informations disponible via le web (e-mails, sites, documents, wikis etc...)
  • Sellaband : portail musical de vente direct entre artistes et leur fans.
  • Soundcloud : outil communautaire à la youtube mais pour de la musique. On peu écouter, commenter les chansons (aux endroits précis du morceau par exemple), partager etc... Plateforme géniale !
  • Syncing : synchronisation via le web des mails et des agendas (Outlook notamment)
  • Telebid : système original d'encheres en ligne. Les encheres font augmenter le prix et augmentent la durée de vente.
  • Trade a game : boutique de e-commerce spécialisés dans les jeux video.
  • Trupoli : système communautaire d'évaluation des hommes et femmes politiques.
  • Viif : portail communautaire de partages de videos mobiles (un youtube-like pour videos pour mobiles)
  • Weblin : permet de naviguer sur les sites web avec un avatar et donc la rencontre de personnes qui sont en train de vister le même site web, cela "socialise la navigation web".
  • Wunderloop : société spécialisé dans le "ciblage comportemental" des utilisateurs / visiteurs de sites web.

 

Bien évidemment il ne s'agit pas là d'une liste exhaustive, mais elle a le merite de donner un coup de projecteur sur de nouveaux services. L'avantage aussi en regardant de l'autre côté du rhin pour des nouveautés, c'est que si pour nous ce sont des découvertes, les services ont déjà fait leur preuve pour d'autres, ce qui en augmente l'intérêt. La plupart sont déjà disponibles en anglais (ou français pour quelques rares).

Tout cela me donne envie d'aller voir mon ami Jochen Krisch de Excitingcommerce pour qu'il me parle des dernières initiatives intéressantes au niveau e-commerce.

Bonne découverte !  

vendredi, 09 novembre 2007

Web 2.0 Expo Berlin : Compte Rendu Vidéo

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Voici mon deuxième (et dernier pour l'instant) video podcast réalisé à l'occasion de la conférence Web 2.0 Expo à Berlin. Même si c'est loin d'être parfait, il y a des améliorations par rapport à l'épisode précédent comme vous allez le voir, tant par rapport à la forme que pour le fond.

Pour ce nouvel essai de compte-rendu vidéo, j'ai choisi de vous présenter bons nombre de personnes ou de services intéressants vu lors de la conférence (et je précise par rapport à ce que je dis dans la vidéo, ce n'est pas l'intégralité que je vous présente, juste un best-of). Mais arrêtons là les paroles, passons à la vidéo !

 

 

Voici la liste des personnes et sociétés citées dans la vidéo, par ordre d'apparition :

mardi, 17 avril 2007

Social Web Breakfast à Munich

medium_17042007302.jpgJ'ai participé ce matin à Munich à une rencontre nommée "Social Web Breakfast" . Il s'agit d'un petit déjeuner au cours duquel un intervenant vient faire une courte présentation, qui s'en suit d'un débat ainsi que de discussions entre les participants (une vingtaine). La formule, a l'initiative de Klaus Eck (blogueur très connu d'Allemagne) est plutôt sympa et j'ai non seulement appris de la présentation, mais j'ai aussi profité de discussions constructives.

 

medium_img_13.jpgLa présentation était effectuée par le dirigeant de Giga, Dr. Christian Saller. Giga est une chaîne allemande spécialisée dans les jeux vidéos. La particularité de celle-ci est qu'elle possède une communauté extrêmement présente et active.

Giga s'est spécialisé avec des émissions sur le Gaming, l'Internet et le "Digital Lifestyle". C'est une sorte de "MTV pour joueurs". 95% de l'audience est masculine (la cible est l'homme de 14 a 24 ans). Puisque l'on en est aux chiffres, il faut savoir qu'il y a un million de personnes enregistrées sur le site, pour le même nombre de visiteurs uniques par mois. Cela permet d'avoir quelques 500.000 contributions par mois sur les forums. Giga est disponible chez entre 20% et 25% des foyers allemands. Entre 10% et 15% des spectateurs le sont via Internet (Streaming en direct ou VoD).

Christian explique ensuite que Giga a sa communauté depuis près de 8 ans maintenant, et que c'est certainement une des seules chaînes de télévision qui ait une communauté tout court. Celle-ci est très active au sujet des produits, des marques etc... Un exemple positif de cette communauté est lors de la refonte du site, en quelques minutes, beaucoup de commentaires positifs ont été postés sur le site. De l'autre côté, lorsqu'un nouveau produit fut lancé avec des problèmes techniques, la communauté a été très critique et il a fallu plusieurs mois pour réparer les dommages... 

La présence d'une communauté permet donc d'un côté d'avoir une beaucoup plus forte liaison autour de la marque, les gens observent tout ce que fait giga et en parlent sur les forums. De l'autre côté, il est compliqué de "diriger le bateau" puisque tout repositionnement est fait via la communauté. Christian explique aussi (ce que nous savons, mais qu'il faut rappeler encore et encore) qu'aucune censure n'est possible. "Si ce n'est pas chez nous, ce sera ailleurs qu'ils s'exprimeront." donc autant pouvoir y répondre à domicile! L'emploi de faux utilisateurs (comme chez Calvin Klein) est non seulement peu efficace mais aussi très risqué.

Christian finit par expliquer qu'il est très difficile de conduire la communauté et qu'il faut des fois tout simplement la laisser suivre son cours. Pour l'aiguiller un peu quand même, ce sont 2 personnes qui y travaillent à plein temps et certains contributeurs le font au nom de giga. Toute l'équipe est quant à elle incitée à être active dans les forums.

 

Après la présentation, j'ai pu discuter avec de nombreuses personnes sur des sujets variés comme les start-ups, la convergence mobile-internet, la création de communauté (j'y reviendrai)... Avec Klaus, le débat s'est notamment porté sur les différences entre les blogosphères allemandes et françaises, sur l'utilité de Twitter et de Second Life... Avec Rob et Karsten de l'agence de bouche à oreille Trnd, nous nous sommes plus penchés sur les différentes possibilités de faire du bouche à oreille, sur les erreurs des agences etc... Passionnantes rencontres dans tous les cas !

lundi, 16 avril 2007

Ethority créé le BOBI : le "Brand Online Buzz Index"

medium_ethority_logo.gifJ'ai eu l'occasion de discuter un peu plus d'heure avec Sten Franke, dirigeant de Ethority, et voici le résumé des questions/réponses échangées. Ethority (dans sa version américaine, buzzcentric) est une agence allemande spécialisée dans l'évaluation du bouche à oreille qui a lieu en ligne. Cette agence a notamment créé le BOBI (Brand Online Buzz Index) qui donne une vue d'ensemble du buzz en ligne. Pour plus d'infos, lisez la suite de ce billet...

 

 

Comment est venue l'idée de Ethority ?

Nous sommes depuis 1998 dans le Marketing Online, et avons commencé avec l'agence Mediatime par faire du marketing des moteurs de recherche (clients comme Lufthansa, Kraftfoods...) Avec le développement de l'internet et des possibilités d'interaction (Web 1.0: Messageboards, Chats, Forums , Web 2.0: Blogs, Communautés comme Myspace.com, Youtube.com et Social Networks) nous avons appris l'importance d'accompagner et de manager les relations entre les marques et les clients, mais aussi entre clients et clients. Pour l'analyse du contenu (Web sémantique), notre société soeur Gridpatrol a développé la solution Gridmaster qui est disponible sous licence ou sous modèle ASP. Ethority a maintenant 28 personnes qui y travaillent en Allemagne et 4 aux USA pour buzzcentric.

 

Comment est construit le BOBI ?

Le BOBI est construit grâce à la technologie Gridmaster. Celle-ci permet d'analyser les medias sociaux et d'évaluer ce qui est dit sur les marques dans les forums, les blogs et autres communautés en ligne. C'est une méthode très compliquée et nous travaillons donc avec notre équipe de recherche (Scientifiques des langues, 7 nationalités représentées) et avons créé des domaines de recherche autour de thèmes, marques pour pouvoir spécifier très spécifiquement le bouche à oreille. Après que l'analyse ait été faite par la technologie, l'équipe vérifie les résultats pour en améliorer encore la qualité. BOBI 'est donc à la fois la technologie (utilisation de crawlers publics + propre crawler, base de données de communautés, base de données de mot clés combinés et priorisés) et une équipe de spécialistes (un tiers des employés sont issus du monde des langues)

 

Quelques exemples d'utilisation du BOBI ?

LE BOBI peut être configuré très individuellement dans le domaine du „Social Media Analysis“ :

  • Brand Image & Brand Awareness
  • Market Research et Analyse des concurrents
  • Satisfaction des clients
  • Evaluation et Mesure des campagnes: PR, Publicité, Viral-, Buzz-, et Word of Mouth Marketing,   

Comme déjà dit plus haut aussi, la technologie gridmaster peut elle aussi être appliquée individuellement, quelle que soit la thématique. Grâce à la structure bâtie autour de XML et de Web-services, gridmaster peut être incorporé à n'importe quel système d'information.

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Qu'est ce que le buzz marketing pour vous ?

Le Buzz marketing signifie pour nous le fait d'amener les produits et les marques dans les discussions, soit la simulation (ou le forçage) de bouche à oreille, afin que ceux-ci soient réfléchis sur les différentes medias, et que cela résulte dans le meilleur des cas sur une vague d'enthousiasme qui atteindra aussi les personnes qui ne lisent pas des blogs ou forums tous les jours. La Marketing par bouche à oreille (Word of Mouth Marketing WOMM) vise lui plus le marketing de recommandation, soit l'échange d'utilisateur à utilisateur, dans un contexte spécifique. Là aussi il y a plusieurs possibilités. Ethority utilise un réseau d'évangelistes de marques. Ce sont en général des des internautes très actifs et très connectés, qui jouissent dans leur domaine d'une grande visibilité et confiance et qui prennent du plaisir d'échanger avec les autres de leurs expériences avec les marques ou avec les produits.

 

Est ce que les entreprises sont prêtes à utiliser de tels services ?

Naturellement celles dont on parle y voient un intérêt. En Allemagne, on investit beaucoup en ce moment dans le Marketing du bouche à oreille actif mais aussi dans l'analyse. Depuis le démarrage de BOBI, il y a aussi de plus en plus de départments d'études de marché ou des relations-clients.

D'autant plus que lorsque nous pouvons proposer 500.000 Contacts par mois au entreprises, contacts qui sont parfaitement dans la cible, la plupart des responsables marketing sont intéressés. Cela montre aussi, que l'orientation e-commerce est de plus en plus présente et que les marques on compris que les décisions d'achat se font maintenant principalement en ligne.

 

Quand est-il prévu une version française ?

Fin mai, début juin va sortir une version française. Ensuite, ce sera au tour des version anglaises (UK) et espagnoles. 

 

Quelques expériences drôles déjà ?

Les aspects interculturels du bouche à oreille nous ont beaucoup surpris. Comme exemple, prenons une campagne pour un fabricant de téléphone mobile. En France et en Allemagne, ce dont on a le plus parlé c'est du design, en Angleterre, les gens se sont concentrés sur les technologies UMTS et de vidéotéléphonie alors qu'en Italie la discussion se portait sur le prix... Tout ceci a pu être détecté grâce à l'analyse du bouche à oreille en ligne.

 

 

Encore merci a Sten et a Ethority pour le temps qui m'a été accordé. A noter qu'ils sont en recherche de partenariats en France, donc n'hésitez pas à les contacter ! Cette interview est aussi dans sa version allemande sur le blog de Ethority.

 

dimanche, 15 avril 2007

L'allemand moyen

Le réveil sonne à 6h18 après une moyenne de sept heures et quatre minutes de sommeil. Il a certainement rêvé d'histoires du boulot, de voyages ou de sexe dans un taxi (15 fois par mois pour les hommes et 5 fois pour les femmes le sommeil comporte des rêves érotiques). Il ira ensuite passer 26 minutes en moyenne dans la salle de bain, tout comme 65 pour cent des allemands qui se lavent tous les jours (en hausse).  Au petit déjeuner ce sera café, avec du pain, du fromage et de la charcuterie. Il se rendra ensuite au boulot, plutôt lentement : l'allemand moyen passe 6 mois de sa vie dans les embouteillages.

 

L'allemand moyen est âgé de 41 ans et présente un surpoids. Il s'appellera surement Thomas, Andreas, Stefan, Michael ou Sabine, Petra, Suzanne, Claudia et vivra dans une petite ville (33% des allemands vivent dans une ville qui a entre 10.000 et 50.000 habitants). L'allemand moyen se sera marié en moyenne lui à 32,4 ans, elle à 29,4 et ils ont 1,3 enfants par couple. Sinon, l'allemand moyen ne croit pas aux Ovnis, trouve la saint-valentin superflue, et il fume 4 cigarettes par jour en moyenne. S'il devait choisir une profession pour sa partenaire, ce serait avec une infirmière pour les hommes (54%) et avec un pompier pour les femmes (47%).

 

41% des allemands ont un diplôme du secondaire. L'allemand moyen a réussi à mettre de côté 54.600 euros et il donne 119 euros par ans à des organisations humanitaires ou caritatives. Chaque foyer gagne 2358 euros en moyenne par mois. Si on comptabilise les transactions "au noir", c'est 4256 euros en plus par an. Du coup il y a assez pour dépenser a Noël 357 euros par enfant. Au total, l'allemand moyen investit 121.752 euros dans chacun de ses enfants. Et ce sont les médecins qui gagnent le plus. L'allemand moyen passera 7 ans de sa vie à travailler. Au total aussi, ce seront 6 mois aux toilettes, 1 an et demi seront passés à faire les courses ou du shopping et 2 ans et 2 mois à faire la cuisine...

 

Son plat favori sera une escalope avec une sauce aux champignons, accompagné de frites, ou des spaghettis bolognese. Ce seront donc 61 kilos de viande, 209 oeufs, 120 kilos de fruits et 8 kilos de chacolat par an et par allemand ! Rajoutez à cela une biere par jour, et 290 petits schnaps par an, et vous comprendre pourquoi l'allemand moyen dépense 27 euros par mois en alcool et 23 seulement pour des légumes. Il va une fois par mois au restaurant, de préférence chez un italien.

 

Au niveau des loisirs, l'allemand passe 227 minutes par jours devant la télévision. Ce sont aussi 37 minutes passées à lire, dont 30 sont pour les journaux et magazines. A peine 6 minutes de musique en moyenne par jour pour l'allemand moyen, et il va 1,5 fois au cinéma par an. Par contre, 732 euros seront dépensés par an par allemand pour des voyages.

Du côté coeur, la première fois est à l'âge de 15,5 ans pour les garçons, 16,4 pour les filles. Ensuite, c'est avec une fréquence de 2 fois par semaine que l'allemand moyen fera l'amour. Celui-ci est plutôt du genre romantique (seuls 36% ont déjà eu un one-night stand) et 90% n'ont jamais trompé leur partenaire. Au total, dans sa vie, l'allemand moyen embrassera pendant 2 semaines, 16 semaines sont dédiées au préliminaires, et 16 heures à peine seront pour le moment intense... Ce sera plutôt dans le noir pour elle, plutôt dans la lumière pour lui et si cela doit aboutir sur un conflit, ce sont 11 roses par personne et par an !

 

 

Voilà, maintenant, vous avez une bien meilleure idée de ce qu'est l'allemand moyen. Cela ne correspondra pas du tout au prochain allemand que vous rencontrerez puisque nous parlions là de moyenne, mais cela donne déjà une bonne idée de la société allemande.

Et si on avait pareil pour la France, ça donnerait quoi ? (Je pense que les résultats seraient très proches en fait.)

 

Billet librement adapté d'un article du journal allemand Neon.

samedi, 14 avril 2007

Allemagne, Blogs, Internet et Culture

medium_logo.3.jpgJ'ai déjà beaucoup écrit dans ce blog sur les aspects franco-allemands, sur le web, la culture allemande... Donc si ce sont des thèmes qui vous intéressent, voici un petit résumé de mes meilleures notes passées : 

 

Et si vous en voulez plus il y a encore plein d'intéressantes notes (je l'espère...) dans ma catégorie "franco-allemande" ou via le tag allemagne

La suite du programme : demain, je vous prépare une note assez sympa sur "l'allemand moyen", lundi ce sera une interview d'une société allemande spécialisée dans le buzz et mardi et mercredi se seront encore deux notes en rapport avec l'Allemagne. Promis, après je me reconcentre sur la France ;-)

vendredi, 13 avril 2007

Interview : Jochen Krisch de Exciting Commerce

medium_12042007289.jpgComme je vous l'avais dit, j'ai vu hier Jochen Krisch, blogueur allemand sur Exciting Commerce. Il est en Allemagne, mais pas seulement, connu comme un véritable expert du e-commerce, s'intéressant surtout aux nouvelles tendances de celui-ci, ce qu'il appelle le "exciting commerce".

Au détours de nos discussions (dans un Biergarten très agréable) sur le web, le commerce, les blogs et les différentes différences entre la France et l'Allemagne, Jochen a accepté de répondre à quelques petites questions, centrées sur le e-commerce.

 

Qu'est ce que le "Social Commerce" ?

Le social commerce est du e-commerce qui est centré vers le client. Celui-ci est le point central du business. Il recommande, il vend, il est actif au sein du service. Le social commerce se différencie là du e-commerce classique qui est centré autour du produit. Cela peut être B2C comme C2C. Exemple : Etsy, qui permet à n'importe qui de mettre en vente sur internet ses objets fait main etc...

 

Quelles sont les boutiques de e-commerce les plus innovatives ?

Selon Jochen, ceux qui ont vraiment été innovatifs et qui ont amené une rupture sont :

  • Woot : la vente flash par excellence (un produit par jour) pour ce qui est du "LiveShopping".
  • Threadless : le pionnier des t-shirts proposés par la communauté (catégorie "Crowdsourcing").
  • Zlio : boutiques de recommandation de produits, pour la catégorie "social commerce"
Il y a ensuite des belles choses chez notre français Look-zippy car il pousse le concept de t-shirts à la demande encore plus loin que les autres (en ne produisant qu'après la commande). Je vous en parlais voilà peu de temps.
Enfin, Jochen présente l'allemand Dealjäger qui a un concept assez original : il s'agit d'une communauté de "chasseurs" de deals qui tentent de trouver les meilleures affaires sur le web. Chaque chasseur propose alors les "deals" qu'il a trouvé et ces derniers sont notés par les autres ou "challengés" si de meilleures offres sont trouvées. Un très bon moyen de connaître les meilleurs prix du web.

 

Quelles sont les prochaines tendances pour 2007, ou 2008 ?

Il y aura de plus en plus d'utilisation de widgets pour le e-commerce. Il y aura aussi certainement de plus en plus de concepts et d'innovations orientés vers l'action. C'est à dire des concepts comme une vente/jour etc...

Par ailleurs, de plus en plus de business se concentreront sur la vente, sur l'acte d'achat par le client et sous-traiteront la partie logistique, la partie "sourcing des produits" etc... C'est exactement ce que fait Zlio par exemple...

 

Que penser de Second Life pour le e-commerce ? 

Jochen ne voulait pas répondre à cette question en fait... La meilleure des réponses pour comprendre son avis est de se rendre compte qu'il n'a jamais écrit sur Second Life sur son blog. ;-)

Jochen explique qu'il y a eu en Allemagne un gros buzz sur Second Life alors que beaucoup moins sur le "Web 2.0", sur ce qu'il se passe de nouveau sur le web. Second Life (et le virtual-commerce dans son ensemble) était donc pour lui un thème très intéressant pour le e-commerce mais qui l'est moins maintenant du fait de sa sur-exposition. Peut-être dans 3,4 ans...

 

Que manque-t-il encore pour un plus grand développement des sites de e-commerce innovatifs ? 

C'est une question de taille critique. Il y a encore trop peu de nouveaux services dans le e-commerce, trop peu d'utilisateurs au courant des possibilités. Il manque de la visibilité !

En fait ce qu'il manque, c'est un réel succès. Il manque l'exemple d'un gros site de e-commerce qui montrerait la voix, qui montrerait que le social commerce, que l'exciting commerce marche ! Comme il y a eu un myspace, comme il y a eu un Youtube, il faut maintenant une success story du e-commerce. Le e-commerce est en attente de son nouveau amazon, de son nouveau ebay, ce qui permettra alors de donner un énorme coup de boost à toute la branche.

 

E-commerce et Mobiles ; quelles perspectives ?

Tant que tout ne sera pas développé au niveau de l'internet, Jochen est de l'avis qu'il ne faut pas trop se faire de soucis pour le mobile, cela viendra en temps en en heure.

Pour lui il s'agit plus de développer des nouveaux concepts, des nouveaux usages. Le média qui sera employé n'est alors que peu important (internet, mobile...). Woot pourrait ainsi très bien marcher sur mobile. Le principal et d'innover au niveau du processus d'achat.

Ce qu'il trouve intéressant par ailleurs, c'est lorsque le mobile peut servir de scanner, lorsque l'on se trouve dans un magasin. Cela permettrait d'obtenir toutes sortes d'informations sur le produit, de trouver des comparatifs etc...

 

Voilà pour le principal. Pour ceux d'entre vous qui lisent l'allemand, foncez sur Exciting Commerce, pour les autres, attendez un peu encore, il se dit qu'une version anglaise devrait sotir...

Et n'hésitez pas à commenter ou poser des questions, je transmettrai à Jochen pour pouvoir vous donner ses réponses (en français, don't worry...) sur ce blog... 

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