dimanche, 02 mars 2008
Le modèle Tchibo : du café et des ventes évènementielles
J'étais le week end dernier à Munich et si vous me lisez depuis un moment vous savez que depuis que j'y ai vécu je suis tout simplement fan de cette ville. J'en profit donc pour rammener de ce petit voyage des notes sur munich ou sur l'Allemagne !

Aujourd'hui, je voulais vous parler de Tchibo, qui est une marque allemande, une enseigne même car ils ont de nombreux points de vente en Allemagne et ailleurs, qui s'est fait connaître par son modèle de produits dérivés. Tchibo, à la base, c'est une marque de café, mais ils ont vite changé de modèle et se sont diversifiés. Sauf que la diversification s'est faite d'une façon tout à fait originale... Les produits dérivés n'ont rien à voir avec la café, rien à voir avec l'agro-alimentaire puisqu'il s'agit de produits de grande consommation comme des appareils ménagers, des appareils électroniques ou même des vêtements...
Mais ce n'est pas tout. Non content de proposer de l'originalité dans les types de produits qu'ils proposent, le mode de vente est lui aussi très original : il s'agit de ventes évènementielles !! Chaque semaine, c'est toute une nouvelle gamme de produits dérivés qui est ainsi proposée aux clients, consultable dans un catalogue ! Les clients viennent alors en magasin non seulement pour une habitude (le café dont ils ne veulent pas changer) mais aussi pour des découvertes avec les produits dérivés.
L'enseigne a été fondée en 1949 mais les produits dérivés sont arrivés en 1973. Aujourd'hui, le groupe Tchibo, c'est 13000 employés dont 9000 en Allemagne et 4 Milliards d'euros de chiffre d'affaires... Pas rien donc. [Source : Wikipedia Allemagne] Ils ont bien sûr toute une gamme de sites web pour différents pays et viennent de lancer Tchibo.eu pour toute l'Europe.
Le slogan "Jede Woche eine neue Welt" litéralement "chaque semaine un monde nouveau" montre bien que le coeur de l'activité maintenant ce n'est plus le café mais bien l'ensemble des produits de consommation proposés à la vente chaque semaine. A noter pour finir que la diversification est totale puisqu'il y a aussi des voyages, des abonnements téléphoniques etc... Ca en est à un tel point que je me demande comment la marque a fait pour avoir de la légitimité sur ce genre de produits, ou inversément comme elle a fait pour ne pas en perdre sur la vente de café...

Et si par ailleurs ce modèle était appliqué à un site web ? Cela donnerait quoi ? Nous avons déjà des sites de ventes évènementielles mais si un site de vente d'un seul type de produit se mettait maintenant à vendre chaque semaine des produits différents en plus ? Vous pensez que ça pourrrait marcher ?
15:35 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Commerce , Culture , Franco-allemand , Marketing | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : tchibo, allemagne, café, commerce
mardi, 29 janvier 2008
Le monde des start-ups du web en Allemagne
J'ai trouvé un article fort intéressant sur les start-ups allemandes innovantes du web dans Wirtschafte Woche mais comme c'est en allemand, je me suis dit qu'une traduction/adaptation sur ce blog, cela pouvait faire un bon article récapitulatif du web allemand.
Un peu d'histoire pour commencer : rappelons donc que les allemands ont toujours été en avance sur nous (et globalement en Europe) par rapport à leur usage de l'Internet. Le taux de pénétration de l'informatique et de l'internet a longtemps été sans comparaison possible avec la France. Cependant, avec l'arrivée de la vague Web 2.0, la France a doublé largement l'Allemagne sur l'usage et la pénatration des nouvelles tendances, en considérant cependant que Ebay et Wikipedia sont plus du web 1.0 que du web 2.0 (ces deux applications sont extrèmement utilisées en allemagne, au point d'etre dévenues des reflexes dans la société).
Si la France a su rattraper son retard, c'est pour plusieurs raisons :
- On avait du retard. Oui, cela est une raison : le fait d'être en retard a eu comme conséquence que des gens ont découvert le web directement avec l'arrivée du web 2.0, et donc l'acceptation des nouveaux usages s'est faite plus simplement. Les allemands étaient eux habitués au web 1.0 et donc ont eu du mal à se mettre au collaboratif, au social, à l'intéractif etc...
- L'ADSL et les offres triple-play se sont répandues plus largement : ce point est lié au précédent. Beaucoup de français ont commencé l'internet avec de l'ADSL alors que les allemands gardaient leur connexion RTC... Et les FAI français ont aussi beaucoup plus poussé l'ADSL qu'en Allemagne.
- Le phénomène des blogs a explosé en France, alors qu'il est resté discret en Allemagne. Sans m'étendre sur ce sujet là qui pourrait mériter plein de billets dédiés, c'est clair que les blogs ont margement aidé à l'explosion du web 2.0 en France, contrairement à l'Allemagne.
- Nous avons eu la chance d'avoir dès le début une tête de file fortement dynamique qui a su montrer l'exemple aux autres, qui a su donner l'envie à des jeunes entrepreneurs de s'y plonger. Les échanges ont été réguliers, la stimulation permanente, et il faut le dire, des personnes comme Loic Le Meur ont bien aidé à tout cela, tant par son blog que par ses conférences.
L'Allemagne a donc très vite été cataloguée au début comme une nation peu dynamique au niveau web 2.0, et même pire, comme un pays plus prompt à copier les concepts venant d'amerique ou d'ailleurs plutôt que d'en inventer de nouveaux. On ne compte plus les clones de twitter, les youtube-like etc... L'article paru dans Techcrunch US en Mai 2007 était une bonne illustration de cette "innovation copier/coller".
Il semble que les allemands ont enfin réussi à dépasser ce stade et on voit de plus en plus de start-ups innovantes nous arriver en provenance de l'autre côté du Rhin. Ce qui est intéressant aussi, c'est qu'on voit de plus en plus de conférences, de regroupements qui s'organisent en allemagne, et ce sont bien là des signes d'une émulation existante.
Voici donc une sélection de 25 applications / sites web / services web allemands intéressants (en gras ce sont mes préférées).
- Amiando : système de gestion d'invitations à des évènements, des soirées, des conférences etc.
- Aka-aki : réseau social mobile géolocalisé qui donne des informations sur les membres qui sont aux alentours.
- Bab.la : plateforme communautaire d'apprentissage de langues, "dictionnaire communautaire" aussi.
- Betterplace : plateforme communautaires pour actions humanitaires ou caritatives. Les gens qui ont des projets rencontrent des personnes qui veulent s'investir.
- Cellity : applications pour réduire le prix des consommations du mobile (roaming, conf call etc...)
- Dealjäger : concept génial : système communautaire de recherche de meilleurs prix pour un produit. Un utilisateur donne un objet, les autres cherchent. Celui qui trouve le moins cher gagne des points.
- Edelight : plateforme d'échanges de bonnes adresses pour des cadeaux avec système d'affiliation.
- Humangrid : une communauté d'utilisateurs est payée pour améliorer un produit, donner du feedback (et non plus gratuitement comme cela peut l'être sur des produits open-source).
- Luupo : Système de vente avec enchères inversées : plus le nombre de personne achètent, moins c'est cher.
- Mediapeers : vente de videos à la demande avec un système de rémunération par clic pour les fournisseurs de contenu.
- Mindmeister : Mind Mapping Collaboratif : concept simplissime mais génialissime de mind mapping à plusieurs.
- My-Hammer : système d'enchères inversées pour des travaux d'artisans. Ceux qui veulent un artisan proposent un projet et ces derniers enchéirssent au plus bas pour gagner le "marché".
- My-muesli : plus du domaine de l'e-commerce que de la startup propose simplement mais efficacement de se créer son propre muesli personnalisé.
- Plazes : site communautaire de partage et de découverte d'activités à faire à plusieurs (qui fait quoi ?)
- Proximic : "générateur d'information contextuelle" que ce soit pour la navigation (recommandatios de sites) ou lors de l'écriture (liens et publicités pour bloggers).
- Qitera : outil de structuratiion sémantique des données : aide à structurer toute la masse d'informations disponible via le web (e-mails, sites, documents, wikis etc...)
- Sellaband : portail musical de vente direct entre artistes et leur fans.
- Soundcloud : outil communautaire à la youtube mais pour de la musique. On peu écouter, commenter les chansons (aux endroits précis du morceau par exemple), partager etc... Plateforme géniale !
- Syncing : synchronisation via le web des mails et des agendas (Outlook notamment)
- Telebid : système original d'encheres en ligne. Les encheres font augmenter le prix et augmentent la durée de vente.
- Trade a game : boutique de e-commerce spécialisés dans les jeux video.
- Trupoli : système communautaire d'évaluation des hommes et femmes politiques.
- Viif : portail communautaire de partages de videos mobiles (un youtube-like pour videos pour mobiles)
- Weblin : permet de naviguer sur les sites web avec un avatar et donc la rencontre de personnes qui sont en train de vister le même site web, cela "socialise la navigation web".
- Wunderloop : société spécialisé dans le "ciblage comportemental" des utilisateurs / visiteurs de sites web.
Bien évidemment il ne s'agit pas là d'une liste exhaustive, mais elle a le merite de donner un coup de projecteur sur de nouveaux services. L'avantage aussi en regardant de l'autre côté du rhin pour des nouveautés, c'est que si pour nous ce sont des découvertes, les services ont déjà fait leur preuve pour d'autres, ce qui en augmente l'intérêt. La plupart sont déjà disponibles en anglais (ou français pour quelques rares).
Tout cela me donne envie d'aller voir mon ami Jochen Krisch de Excitingcommerce pour qu'il me parle des dernières initiatives intéressantes au niveau e-commerce.
Bonne découverte !
01:20 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Franco-allemand , Web | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : start-up, allemagne, web, web 2.0
mardi, 17 avril 2007
Social Web Breakfast à Munich
J'ai participé ce matin à Munich à une rencontre nommée "Social Web Breakfast" . Il s'agit d'un petit déjeuner au cours duquel un intervenant vient faire une courte présentation, qui s'en suit d'un débat ainsi que de discussions entre les participants (une vingtaine). La formule, a l'initiative de Klaus Eck (blogueur très connu d'Allemagne) est plutôt sympa et j'ai non seulement appris de la présentation, mais j'ai aussi profité de discussions constructives.
La présentation était effectuée par le dirigeant de Giga, Dr. Christian Saller. Giga est une chaîne allemande spécialisée dans les jeux vidéos. La particularité de celle-ci est qu'elle possède une communauté extrêmement présente et active.
Giga s'est spécialisé avec des émissions sur le Gaming, l'Internet et le "Digital Lifestyle". C'est une sorte de "MTV pour joueurs". 95% de l'audience est masculine (la cible est l'homme de 14 a 24 ans). Puisque l'on en est aux chiffres, il faut savoir qu'il y a un million de personnes enregistrées sur le site, pour le même nombre de visiteurs uniques par mois. Cela permet d'avoir quelques 500.000 contributions par mois sur les forums. Giga est disponible chez entre 20% et 25% des foyers allemands. Entre 10% et 15% des spectateurs le sont via Internet (Streaming en direct ou VoD).
Christian explique ensuite que Giga a sa communauté depuis près de 8 ans maintenant, et que c'est certainement une des seules chaînes de télévision qui ait une communauté tout court. Celle-ci est très active au sujet des produits, des marques etc... Un exemple positif de cette communauté est lors de la refonte du site, en quelques minutes, beaucoup de commentaires positifs ont été postés sur le site. De l'autre côté, lorsqu'un nouveau produit fut lancé avec des problèmes techniques, la communauté a été très critique et il a fallu plusieurs mois pour réparer les dommages...
La présence d'une communauté permet donc d'un côté d'avoir une beaucoup plus forte liaison autour de la marque, les gens observent tout ce que fait giga et en parlent sur les forums. De l'autre côté, il est compliqué de "diriger le bateau" puisque tout repositionnement est fait via la communauté. Christian explique aussi (ce que nous savons, mais qu'il faut rappeler encore et encore) qu'aucune censure n'est possible. "Si ce n'est pas chez nous, ce sera ailleurs qu'ils s'exprimeront." donc autant pouvoir y répondre à domicile! L'emploi de faux utilisateurs (comme chez Calvin Klein) est non seulement peu efficace mais aussi très risqué.
Christian finit par expliquer qu'il est très difficile de conduire la communauté et qu'il faut des fois tout simplement la laisser suivre son cours. Pour l'aiguiller un peu quand même, ce sont 2 personnes qui y travaillent à plein temps et certains contributeurs le font au nom de giga. Toute l'équipe est quant à elle incitée à être active dans les forums.
Après la présentation, j'ai pu discuter avec de nombreuses personnes sur des sujets variés comme les start-ups, la convergence mobile-internet, la création de communauté (j'y reviendrai)... Avec Klaus, le débat s'est notamment porté sur les différences entre les blogosphères allemandes et françaises, sur l'utilité de Twitter et de Second Life... Avec Rob et Karsten de l'agence de bouche à oreille Trnd, nous nous sommes plus penchés sur les différentes possibilités de faire du bouche à oreille, sur les erreurs des agences etc... Passionnantes rencontres dans tous les cas !
20:15 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Blogs , Franco-allemand , Réseautage , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : giga, blogs, allemagne, wom, communaute, rencontre
lundi, 16 avril 2007
Ethority créé le BOBI : le "Brand Online Buzz Index"
J'ai eu l'occasion de discuter un peu plus d'heure avec Sten Franke, dirigeant de Ethority, et voici le résumé des questions/réponses échangées. Ethority (dans sa version américaine, buzzcentric) est une agence allemande spécialisée dans l'évaluation du bouche à oreille qui a lieu en ligne. Cette agence a notamment créé le BOBI (Brand Online Buzz Index) qui donne une vue d'ensemble du buzz en ligne. Pour plus d'infos, lisez la suite de ce billet...
Comment est venue l'idée de Ethority ?
Nous sommes depuis 1998 dans le Marketing Online, et avons commencé avec l'agence Mediatime par faire du marketing des moteurs de recherche (clients comme Lufthansa, Kraftfoods...) Avec le développement de l'internet et des possibilités d'interaction (Web 1.0: Messageboards, Chats, Forums , Web 2.0: Blogs, Communautés comme Myspace.com, Youtube.com et Social Networks) nous avons appris l'importance d'accompagner et de manager les relations entre les marques et les clients, mais aussi entre clients et clients. Pour l'analyse du contenu (Web sémantique), notre société soeur Gridpatrol a développé la solution Gridmaster qui est disponible sous licence ou sous modèle ASP. Ethority a maintenant 28 personnes qui y travaillent en Allemagne et 4 aux USA pour buzzcentric.
Comment est construit le BOBI ?
Le BOBI est construit grâce à la technologie Gridmaster. Celle-ci permet d'analyser les medias sociaux et d'évaluer ce qui est dit sur les marques dans les forums, les blogs et autres communautés en ligne. C'est une méthode très compliquée et nous travaillons donc avec notre équipe de recherche (Scientifiques des langues, 7 nationalités représentées) et avons créé des domaines de recherche autour de thèmes, marques pour pouvoir spécifier très spécifiquement le bouche à oreille. Après que l'analyse ait été faite par la technologie, l'équipe vérifie les résultats pour en améliorer encore la qualité. BOBI 'est donc à la fois la technologie (utilisation de crawlers publics + propre crawler, base de données de communautés, base de données de mot clés combinés et priorisés) et une équipe de spécialistes (un tiers des employés sont issus du monde des langues)
Quelques exemples d'utilisation du BOBI ?
LE BOBI peut être configuré très individuellement dans le domaine du „Social Media Analysis“ :
- Brand Image & Brand Awareness
- Market Research et Analyse des concurrents
- Satisfaction des clients
- Evaluation et Mesure des campagnes: PR, Publicité, Viral-, Buzz-, et Word of Mouth Marketing,
Comme déjà dit plus haut aussi, la technologie gridmaster peut elle aussi être appliquée individuellement, quelle que soit la thématique. Grâce à la structure bâtie autour de XML et de Web-services, gridmaster peut être incorporé à n'importe quel système d'information.
Qu'est ce que le buzz marketing pour vous ?
Le Buzz marketing signifie pour nous le fait d'amener les produits et les marques dans les discussions, soit la simulation (ou le forçage) de bouche à oreille, afin que ceux-ci soient réfléchis sur les différentes medias, et que cela résulte dans le meilleur des cas sur une vague d'enthousiasme qui atteindra aussi les personnes qui ne lisent pas des blogs ou forums tous les jours. La Marketing par bouche à oreille (Word of Mouth Marketing WOMM) vise lui plus le marketing de recommandation, soit l'échange d'utilisateur à utilisateur, dans un contexte spécifique. Là aussi il y a plusieurs possibilités. Ethority utilise un réseau d'évangelistes de marques. Ce sont en général des des internautes très actifs et très connectés, qui jouissent dans leur domaine d'une grande visibilité et confiance et qui prennent du plaisir d'échanger avec les autres de leurs expériences avec les marques ou avec les produits.
Est ce que les entreprises sont prêtes à utiliser de tels services ?
Naturellement celles dont on parle y voient un intérêt. En Allemagne, on investit beaucoup en ce moment dans le Marketing du bouche à oreille actif mais aussi dans l'analyse. Depuis le démarrage de BOBI, il y a aussi de plus en plus de départments d'études de marché ou des relations-clients.
D'autant plus que lorsque nous pouvons proposer 500.000 Contacts par mois au entreprises, contacts qui sont parfaitement dans la cible, la plupart des responsables marketing sont intéressés. Cela montre aussi, que l'orientation e-commerce est de plus en plus présente et que les marques on compris que les décisions d'achat se font maintenant principalement en ligne.
Quand est-il prévu une version française ?
Fin mai, début juin va sortir une version française. Ensuite, ce sera au tour des version anglaises (UK) et espagnoles.
Quelques expériences drôles déjà ?
Les aspects interculturels du bouche à oreille nous ont beaucoup surpris. Comme exemple, prenons une campagne pour un fabricant de téléphone mobile. En France et en Allemagne, ce dont on a le plus parlé c'est du design, en Angleterre, les gens se sont concentrés sur les technologies UMTS et de vidéotéléphonie alors qu'en Italie la discussion se portait sur le prix... Tout ceci a pu être détecté grâce à l'analyse du bouche à oreille en ligne.
Encore merci a Sten et a Ethority pour le temps qui m'a été accordé. A noter qu'ils sont en recherche de partenariats en France, donc n'hésitez pas à les contacter ! Cette interview est aussi dans sa version allemande sur le blog de Ethority.
23:30 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Blogs , Franco-allemand , Marketing , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : wom, bouche à oreille, buzz, marketing, allemagne, communication, agence
dimanche, 15 avril 2007
L'allemand moyen
Le réveil sonne à 6h18 après une moyenne de sept heures et quatre minutes de sommeil. Il a certainement rêvé d'histoires du boulot, de voyages ou de sexe dans un taxi (15 fois par mois pour les hommes et 5 fois pour les femmes le sommeil comporte des rêves érotiques). Il ira ensuite passer 26 minutes en moyenne dans la salle de bain, tout comme 65 pour cent des allemands qui se lavent tous les jours (en hausse). Au petit déjeuner ce sera café, avec du pain, du fromage et de la charcuterie. Il se rendra ensuite au boulot, plutôt lentement : l'allemand moyen passe 6 mois de sa vie dans les embouteillages.
L'allemand moyen est âgé de 41 ans et présente un surpoids. Il s'appellera surement Thomas, Andreas, Stefan, Michael ou Sabine, Petra, Suzanne, Claudia et vivra dans une petite ville (33% des allemands vivent dans une ville qui a entre 10.000 et 50.000 habitants). L'allemand moyen se sera marié en moyenne lui à 32,4 ans, elle à 29,4 et ils ont 1,3 enfants par couple. Sinon, l'allemand moyen ne croit pas aux Ovnis, trouve la saint-valentin superflue, et il fume 4 cigarettes par jour en moyenne. S'il devait choisir une profession pour sa partenaire, ce serait avec une infirmière pour les hommes (54%) et avec un pompier pour les femmes (47%).
41% des allemands ont un diplôme du secondaire. L'allemand moyen a réussi à mettre de côté 54.600 euros et il donne 119 euros par ans à des organisations humanitaires ou caritatives. Chaque foyer gagne 2358 euros en moyenne par mois. Si on comptabilise les transactions "au noir", c'est 4256 euros en plus par an. Du coup il y a assez pour dépenser a Noël 357 euros par enfant. Au total, l'allemand moyen investit 121.752 euros dans chacun de ses enfants. Et ce sont les médecins qui gagnent le plus. L'allemand moyen passera 7 ans de sa vie à travailler. Au total aussi, ce seront 6 mois aux toilettes, 1 an et demi seront passés à faire les courses ou du shopping et 2 ans et 2 mois à faire la cuisine...
Son plat favori sera une escalope avec une sauce aux champignons, accompagné de frites, ou des spaghettis bolognese. Ce seront donc 61 kilos de viande, 209 oeufs, 120 kilos de fruits et 8 kilos de chacolat par an et par allemand ! Rajoutez à cela une biere par jour, et 290 petits schnaps par an, et vous comprendre pourquoi l'allemand moyen dépense 27 euros par mois en alcool et 23 seulement pour des légumes. Il va une fois par mois au restaurant, de préférence chez un italien.
Au niveau des loisirs, l'allemand passe 227 minutes par jours devant la télévision. Ce sont aussi 37 minutes passées à lire, dont 30 sont pour les journaux et magazines. A peine 6 minutes de musique en moyenne par jour pour l'allemand moyen, et il va 1,5 fois au cinéma par an. Par contre, 732 euros seront dépensés par an par allemand pour des voyages.
Du côté coeur, la première fois est à l'âge de 15,5 ans pour les garçons, 16,4 pour les filles. Ensuite, c'est avec une fréquence de 2 fois par semaine que l'allemand moyen fera l'amour. Celui-ci est plutôt du genre romantique (seuls 36% ont déjà eu un one-night stand) et 90% n'ont jamais trompé leur partenaire. Au total, dans sa vie, l'allemand moyen embrassera pendant 2 semaines, 16 semaines sont dédiées au préliminaires, et 16 heures à peine seront pour le moment intense... Ce sera plutôt dans le noir pour elle, plutôt dans la lumière pour lui et si cela doit aboutir sur un conflit, ce sont 11 roses par personne et par an !
Voilà, maintenant, vous avez une bien meilleure idée de ce qu'est l'allemand moyen. Cela ne correspondra pas du tout au prochain allemand que vous rencontrerez puisque nous parlions là de moyenne, mais cela donne déjà une bonne idée de la société allemande.
Et si on avait pareil pour la France, ça donnerait quoi ? (Je pense que les résultats seraient très proches en fait.)
Billet librement adapté d'un article du journal allemand Neon.
18:30 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Franco-allemand , Relations inter-culturelles , Societe | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, societe, differences, culture
samedi, 14 avril 2007
Allemagne, Blogs, Internet et Culture
J'ai déjà beaucoup écrit dans ce blog sur les aspects franco-allemands, sur le web, la culture allemande... Donc si ce sont des thèmes qui vous intéressent, voici un petit résumé de mes meilleures notes passées :
- France Vs Allemagne : les 6 points forts de chaque pays. Dans cette note je fais une comparaison rapide des modes de vie de chaque pays, en donnant mes aspects préférés de part et d'autre du Rhin.
- Si vous êtes amenés à travailler avec des allemands, alors vous serez peut être intéressés par la place de la hiérarchie en Allemagne ou les particularités des cours et conférences.
- Le web allemand, situation et top sites communautaires : les chiffres ont 6 mois mais ils donnent une idée sympa des sites les plus visités par les allemands. Le classement de Mr Wong, un site de social bookmarking allemand, donne aussi une bonne vision des sites préférés par les allemands.
- La blogosphere allemande. Il y a 6 mois aussi j'avais écrit 3 notes sur les particularités de la blogosphère allemande, c'est encore d'actualité :
Et si vous en voulez plus il y a encore plein d'intéressantes notes (je l'espère...) dans ma catégorie "franco-allemande" ou via le tag allemagne.
La suite du programme : demain, je vous prépare une note assez sympa sur "l'allemand moyen", lundi ce sera une interview d'une société allemande spécialisée dans le buzz et mardi et mercredi se seront encore deux notes en rapport avec l'Allemagne. Promis, après je me reconcentre sur la France ;-)
15:40 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Blogs , Franco-allemand , Marketing , Relations inter-culturelles , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, web, international, culture, societe
vendredi, 13 avril 2007
Interview : Jochen Krisch de Exciting Commerce
Comme je vous l'avais dit, j'ai vu hier Jochen Krisch, blogueur allemand sur Exciting Commerce. Il est en Allemagne, mais pas seulement, connu comme un véritable expert du e-commerce, s'intéressant surtout aux nouvelles tendances de celui-ci, ce qu'il appelle le "exciting commerce".
Au détours de nos discussions (dans un Biergarten très agréable) sur le web, le commerce, les blogs et les différentes différences entre la France et l'Allemagne, Jochen a accepté de répondre à quelques petites questions, centrées sur le e-commerce.
Qu'est ce que le "Social Commerce" ?
Le social commerce est du e-commerce qui est centré vers le client. Celui-ci est le point central du business. Il recommande, il vend, il est actif au sein du service. Le social commerce se différencie là du e-commerce classique qui est centré autour du produit. Cela peut être B2C comme C2C. Exemple : Etsy, qui permet à n'importe qui de mettre en vente sur internet ses objets fait main etc...
Quelles sont les boutiques de e-commerce les plus innovatives ?
Selon Jochen, ceux qui ont vraiment été innovatifs et qui ont amené une rupture sont :
- Woot : la vente flash par excellence (un produit par jour) pour ce qui est du "LiveShopping".
- Threadless : le pionnier des t-shirts proposés par la communauté (catégorie "Crowdsourcing").
- Zlio : boutiques de recommandation de produits, pour la catégorie "social commerce"
Il y a ensuite des belles choses chez notre français Look-zippy car il pousse le concept de t-shirts à la demande encore plus loin que les autres (en ne produisant qu'après la commande). Je vous en parlais voilà peu de temps.
Enfin, Jochen présente l'allemand Dealjäger qui a un concept assez original : il s'agit d'une communauté de "chasseurs" de deals qui tentent de trouver les meilleures affaires sur le web. Chaque chasseur propose alors les "deals" qu'il a trouvé et ces derniers sont notés par les autres ou "challengés" si de meilleures offres sont trouvées. Un très bon moyen de connaître les meilleurs prix du web.
Quelles sont les prochaines tendances pour 2007, ou 2008 ?
Il y aura de plus en plus d'utilisation de widgets pour le e-commerce. Il y aura aussi certainement de plus en plus de concepts et d'innovations orientés vers l'action. C'est à dire des concepts comme une vente/jour etc...
Par ailleurs, de plus en plus de business se concentreront sur la vente, sur l'acte d'achat par le client et sous-traiteront la partie logistique, la partie "sourcing des produits" etc... C'est exactement ce que fait Zlio par exemple...
Que penser de Second Life pour le e-commerce ?
Jochen ne voulait pas répondre à cette question en fait... La meilleure des réponses pour comprendre son avis est de se rendre compte qu'il n'a jamais écrit sur Second Life sur son blog. ;-)
Jochen explique qu'il y a eu en Allemagne un gros buzz sur Second Life alors que beaucoup moins sur le "Web 2.0", sur ce qu'il se passe de nouveau sur le web. Second Life (et le virtual-commerce dans son ensemble) était donc pour lui un thème très intéressant pour le e-commerce mais qui l'est moins maintenant du fait de sa sur-exposition. Peut-être dans 3,4 ans...
Que manque-t-il encore pour un plus grand développement des sites de e-commerce innovatifs ?
C'est une question de taille critique. Il y a encore trop peu de nouveaux services dans le e-commerce, trop peu d'utilisateurs au courant des possibilités. Il manque de la visibilité !
En fait ce qu'il manque, c'est un réel succès. Il manque l'exemple d'un gros site de e-commerce qui montrerait la voix, qui montrerait que le social commerce, que l'exciting commerce marche ! Comme il y a eu un myspace, comme il y a eu un Youtube, il faut maintenant une success story du e-commerce. Le e-commerce est en attente de son nouveau amazon, de son nouveau ebay, ce qui permettra alors de donner un énorme coup de boost à toute la branche.
E-commerce et Mobiles ; quelles perspectives ?
Tant que tout ne sera pas développé au niveau de l'internet, Jochen est de l'avis qu'il ne faut pas trop se faire de soucis pour le mobile, cela viendra en temps en en heure.
Pour lui il s'agit plus de développer des nouveaux concepts, des nouveaux usages. Le média qui sera employé n'est alors que peu important (internet, mobile...). Woot pourrait ainsi très bien marcher sur mobile. Le principal et d'innover au niveau du processus d'achat.
Ce qu'il trouve intéressant par ailleurs, c'est lorsque le mobile peut servir de scanner, lorsque l'on se trouve dans un magasin. Cela permettrait d'obtenir toutes sortes d'informations sur le produit, de trouver des comparatifs etc...
Voilà pour le principal. Pour ceux d'entre vous qui lisent l'allemand, foncez sur Exciting Commerce, pour les autres, attendez un peu encore, il se dit qu'une version anglaise devrait sotir...
Et n'hésitez pas à commenter ou poser des questions, je transmettrai à Jochen pour pouvoir vous donner ses réponses (en français, don't worry...) sur ce blog...
15:05 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Commerce , Franco-allemand , Marketing , Réseautage , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : e-commrce, allemagne, interview
mercredi, 11 avril 2007
Les usages du web en Europe
Je continue mes notes en rapport avec l'Allemagne avec aujourd'hui les résultats d'une étude fort intéressante réalisée par Novatris/Netobserver et intitulée L’observatoire des profils et des usages des Internautes européens.
Réalisée tous les 6 mois cette étude se penche sur les usages du web en Europe et plus précisément pour les pays suivants : la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, l'Italie et l'Espagne. Le rapport de la dernière vague de questions est sorti en mars et ce sont plus de 200.000 internautes qui ont été interrogées. En voici le résumé pour vous donner envie de lire les résultats :
Des différences d’usage et de perception du Web sensibles entre générations
Il existe des différences structurelles entre générations d’internautes, la proportion de femmes étant notamment plus importante parmi les jeunes. Cependant, ce sont les différences d’âge entre les génération qui ont le plus d’incidence sur leurs comportements.L'étude s’est attachée à étudier les usages du Web qui distinguent les jeunes (15-24 ans) de leurs aînés (les 25 ans et plus). Du temps passé en ligne aux activités de communication et de divertissement, de la perception du ‘Web 2.0’ à celle de la publicité en ligne, l’étude de Novatris/Harris Interactive passe au crible le comportement des internautes européens.
Voici les résultats que j'ai trouvés les plus intéressants, dans l'absolu, mais aussi pour vous donner une image des usages du web en Allemagne. Plus de résultats dans le pdf téléchargeable.
23:43 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Franco-allemand , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : internet, web, allemagne, international, statistiques, sondage
mardi, 10 avril 2007
Campagne Calvin Klein CKIN2U : Episode 2, l'allemagne : le scandale des faux blogueurs
Après vous avoir présenté dans ma note précédente le produit CK in2u en général ainsi que les relais de communication qui ont été mis en place en France, je vais maintenant m'intéresser à ce qu'il s'est passé en Allemagne. Avant de rentrer dans le détail de l'histoire, voilà le principal à retenir: des faux blogueurs allemands ont fait la promotion du produit de calvin klein ck in2u sur le net. Trouvé via Hugo E. Martin[de]
La communication avait à la base le même but qu'en France à savoir promouvoir le nouveau produit CK in2u via le site "What are U in 2". Le problème est que l'agence a choisi une façon de faire pas très correcte...
L'histoire aurait pu passer inaperçue si deux blogueurs n'avaient pas découvert la supercherie et publié sur leurs blogs. Les articles sont d'ailleurs des véritables billets d'investigations sur l'affaire et disponibles ici pour le résumé[de] et ici pour la chronologie[de]. En voici un résumé en francais :
Une agence a créé 5 blogs, tenus par des personnages fictifs, dans lesquels ces derniers ont fait de la promotion pour le produit ck in2u. Mais ils sont aussi et surtout allés sur d'autres blogs pour laisser des commentaires (avec leurs personnages fictifs) et faire encore de la promotion. Le but était à chaque fois de parler de l'idee de "technosexuel" (concept créé par CK) et de laisse l'adresse URL des blogs ou des sites de CK.
Les caractères créés étaient au nombre de 5 donc : Joe, Alina, Myriam, Katharina, Tomek. Le blogueur allemand "The Maastrix" a étable la chronologie[de] (impressionnant travail) de toutes les actions des 5 caractères ainsi qu'une liste récapitulative[de] de leurs blogs et autres pages myspace etc...
C'est l'agence DKD qui a réalisé cette campagne pour l'annonceur Coty, qui possède la marque Calvin Klein. Le slogan de l'agence "creating your webspace" a pour le coup été poussé un peu trop à l'extrème... Contactée au téléphone, celle-ci explique[de] à un blogueur qu'elle voyait plus cette campagne comme une sorte de "Big Brother" sur internet et que, tout comme dans Big Brother, la publicité pouvait être cachée. La personne explique ainsi qu'elle ne comprend pas l'énervement de la blogosphère allemande...
Le "problème" est que comme les "faux blogueurs" étaient allés commenter sur les plus gros blogs allemands, ces derniers ont donc forcément parlé de la supercherie rendant celle-ci connue de tous... Et comme en plus, des médias traditionnels comme le Spiegel[de] ou Focus[de] ont relayé l'info, l'histoire est maintenant connue de beaucoup !
Une des conséquences de cette supercherie est que certains blogueurs chez qui sont venus commenter les "faux blogueurs" demandent maintenant à l'agence le paiement des frais de publication de ces commentaires publicitaires. Sixtus demande[de] ainsi quelques 14000 euros, Blogs! en demande[de] 4000€ et ce ne sont pas les seuls je crois.... Je ne sais pas quelle est la légitimité de ces demandes, mais ce qui est sûr c'est que l'histoire n'est pas finie...
De tout cela nous pouvons déjà en tirer quelques conclusions dont voici mes principales :
- Tout se sait sur internet, top ou tard toute supercherie sera dévoilée et le retour du bâton sera alors bien plus puissant que l'aller.
- Pour quiconque veut faire une campagne de buzz ou de bouche à oreille, il faut être honnête pour espérer obtenir de vrais relations de confiance. Comme l'explique[de] le specialiste allemand du bouche à oreille Martin Oetting.
- Ces campagnes en France et en Allemagne montrent toute l'importance que peuvent avoir les agences : elles déterminent du succès (ou de l'échec cuisant) d'une campagne.
Et vous, vous en pensez quoi ?
J'ai essayé de vous présenter autant que possible les informations les plus importantes. Si vous avez des questions, si je dois apporter des précisions, faites m'en part et je rentrerai plus dans le détail de la supercherie...
20:20 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Blogs , Franco-allemand , Marketing , Philosophie du Web , Web | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, calvin klein, blogosphere, blogs, viral, splogs, scandale
vendredi, 06 avril 2007
L'ourson KNUT : un sacre buzz
Si il y a bien une histoire qui a fait buzzer l'Allemagne entière ces derniers temps et qui continue de le faire, c'est bien l'histoire de l'ourson Knut.
Knut est un ours polaire qui est né en décembre dernier dans le zoo de Berlin. Au départ rejeté par sa mère, des experts d'Allemagne mais aussi de partout dans le monde se sont alors divisés sur le sort à lui accorder: l'élever quand même parmi les humains où l'euthanasier. Le peuple allemand entier s'est prononcé pour la protection de l'ourson et l'Allemagne s'est alors prise d'un gigantesque élan de solidarité pour cet ourson. Voilà comment commença le buzz... Et lorsque Knut a fait sa premire sortie voilà 15 jours, le buzz a carrément explosé !
Voici, par Technorati, le nombre de billets postés sur les blogs allemands et contenant le mot Knut lors des 30 derniers jours :

Et ce n'est pas tout... la recherche "knut" sur Google donne 21 600 000 résultats et il y a 850 vidéos sur Youtube ! Et les médias français ont aussi relayé l'info.
Comme l'explique JB, ce buzz est une véritable leçon pour tout ceux qui tentent d'avoir de tels résultats en faisant du buzz marketing. Le zoo a très très bien géré toute la communication autour ce cet ourson : photos, vidéos, invitations de journalistes etc... Knut a même un Blog qui lui est dédié ! Le nom Knut a aussi été déposé comme marque commerciale et les produits dérivés se vendent comme des petits pains oursons. Au final, l'action en bourse du zoo a plus que doublé comme l'explique Michel, qui en tire aussi des conclusions sur l'importance du produit lui-même !
J'avais déjà prévu de parler de cette histoire mais merci à Mal1kom1sap1 pour son rappel. Et continuez de me suggérer des notes.
19:50 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Franco-allemand , Marketing , Societe | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, buzz, marketing, knut, ourson, zoo










