jeudi, 28 août 2008

Le capitalisme à but non lucratif : conférence pleinière à l'Université d'été du Medef

6ecbe14a605ae5d45fcc4bbbfadab5a2.gifJ'ai été invité comme blogueur (mais aussi comme partenaire) à l'université d'été du Medef ce qui m'a permis d'assister à plusieurs conférences. Je reviendrai dans une prochaine note sur l'opération marketing avec les blogueurs, exemple assez intéressant à suivre, avec notamment le blog collaboratif Voir en grand.

 

La conférence dont je veux vous parler aujourd'hui est celle qui m'a le plus intéressé (ce qui n'est que peu étonnant quand on sait mes envies de devenir "entrepreneur social"...) sur le thème : Le capitalisme à but non lucratif : du capitalisme créatif de Bill Gates au nouveau capitalisme de Mohamed Yunus

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Crédit photo : rsepulveda 

 

  • Evelyne Tall, DG du groupe Ecobank
  • Claude Bébéar, président d’honneur du Groupe AXA et président de l’Institut Montaigne
  • Gil Delannoi, directeur de recherche à Sciences-Po
  • Martin Hirsch, haut-commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté
  • Philippe Lemoine, président de Laser
  • Franck Riboud, président du Groupe Danone
  • Matthieu Ricard, moine bouddhiste

Animateur : Nicolas Beytout, PDG du groupe Les Echos

 

Après une introduction de l'animateur, c'est Franck Riboud, président du groupe Danone qui prend la parole. Il commence par rappeler la vocation de Danone : "apporter la santé par l'alimentation au plus grand nombre". Bien, on ne demande qu'à y croire, même si quand c'est un tel géant qui le dit, on hésite toujours entre profonde volonté ou discours de communication. Sans entrer dans ce débt là, mon avis est simple sur la question : quel que soit la raison, tant que cela fait avancer les choses, c'est positif.

Mr Riboud est intervenu pour nous parler de Danone Communities : "danone.communities est né de la rencontre de Franck Riboud PDG de Danone, avec Muhammad Yunus, prix Nobel de la paix 2006. Avec danone.communities nous portons une conviction : inventer des modèles d'entreprises au service des populations les plus déshéritées. En tant que fonds d’investissement, danone.communities permet de financer ces nouveaux types d'entreprises qui mettent les compétences de Danone au service d'un impact social durable" (description trouvé sur le site). Chiffre intéressant : 35% des employés de Danone investissent leur intéressement dans danone communities. Le premier projet a été l'usine "Grameen Danone Foods" implantée au Bangladesh. Pour en savoir plus, rendez-vous sur la page d'explication du projet.

Muhammad Yunus, justement, qui a été prix nobel de la paix en 2006 pour son projet de banque à microcrédits, la grameen bank, n'était pas présent, mais un intéressant message vidéo a été diffusé. Toujours dans le domaine des microcredits, Evelyne Tall, la DG d'Ecobank nous a expliqué comment fonctionnait le système chez eux, Ecobank, banque panafricaine. 

Matthieu Ricard, moine boudhiste, a été le suivant à intervenir et parle du concept de "Bonheur national brut". Initié par le roi du Bouthan, concept intéressant que je découvre. Il continue ensuite sur des concepts boudhistes plus classiques mais que je trouve bien vrais : "Se transformer soi même pour transformer le monde" ou comment l'accomplissement de soi aide à l'accomplissement de son environnement.

Pour finir, Philippe Lemoine, président de Laser et Président du Forum d'Action Modernités nous parle des actions qu'il mène et donne l'exemple de l'intéressant Programme Civique initié par Laser.

 

Cette conférence est le signe que ça bouge un peu... Mais on a encore besoin d'entrepreneurs "sociaux" en France et dans le monde c'est certain. Encore besoin d'une prise de conscience générale qu'on peut changer les choses, chacun à sa mesure. Utopiste le Cédric ? Laissez moi encore y croire... 

 

D'autres articles sur cette pleinière : ici, ou .

samedi, 23 août 2008

Gartner Hype Cycle 2008 : les technologies emergentes

Si vous me lisez depuis le début (c'est à dire depuis 3 ans maintenant héhé) c'est un peu comme une tradition sur ce blog, comme un rendez-vous : le Hype Cycle édité par Gartner qui arrive toujours à la mi-août. Pour la quatrième fois donc, voici le schéma qui présente la situation des technologies à venir.

Rappel des significations des 5 phases du schéma :

  • Lancement de la technologioe
  • Pic des espérances
  • Phase de désillusionnement
  • Pente d'éclaircissement
  • Plateau de productivité

 

Voici donc le Hype Cycle 2008 

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Le Hype Cycle 2007

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Le Hype Cycle 2006

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Le Hype Cycle 2005 

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 Voilà, avec les 4 versions, à vous de faire les conclusions qui vont bien. Pour ma part, ce que j'ai remarqué quand je compare avec la version de 2005 : 
  • Le corporate blogging est allé moins vite que prévu
  • Les Wikis, la SOA sont dans les temps
  • La RFID a quasiment regréssé
 
Et sinon, les choses les plus intéressantes selon moi :
  • Le Web 2.0 est quasiment en phase de désillusio.
  • Les location-aware applications sont allés très vite vers la phase de maturité quasi atteinte.
  • "Green IT" est le concept le plus tendance du moment.
  • L'"electronic paper" est sur le point d'arriver en force sur le marché.
  • Le microblogging arrive très bientôt à son pic !
A lire aussi les analyses très intéressantes de Didier Durand sur le cycle.

mardi, 19 août 2008

Top 10 des start-ups allemandes... blogué sur Techcrunch !

Suite à ma note sur le Top 50 des entrepreneurs allemands du Web 2.0 que j'avais blogué voilà quinze jours, j'avais envoyé un email à Ouriel pour lui parler du sujet (et aussi puisque je challengeais Techcrunch de faire le même type de classement pour la France). Le classement avait été alors repris sur Techcrunch puis un classement des 10 meilleurs entrepreneurs français est sorti (votes par les lecteurs de Techcrunch).

8e50461d3b3261f58d2097ab489a3a27.pngDans ce même email à Ouriel, je lui avais proposé de détailler les start-ups fondées par le top 10 des entrepreneurs du classement allemand. A ma grande entreprise, il a accepté, et juste avant mes vacances, je me suis donc attelé à écrire un bel article pour Techcrunch : Zoom sur le top 10 des nouvelles start-ups allemandes. Je vous invite bien évidemment à lire cet article si vous voulez vous mettre à jour sur les start-ups allemandes importantes. Merci à Ouriel pour cette opportunité qui j'espère sera utile aux lecteurs.

Je suis vraiment d'avis que nous ne connaissons pas assez les start-ups européennes, et plus généralement, que nous ne connaissons pas assez les spécificités des marchés de nos voisins. Si nous (ceux qui travaillent dans des start-ups) en savions plus sur l'Europe, cela faciliterait l'éclosion de grosses start-ups européennes pouvont aller concurrencer les américaines. Il y aurait beaucoup à faire sur ces sujets là : conférence dédiée aux différences entre les marchés européens en ce qui concerne le web, blog sur le web européen etc... Qui sait, si j'en trouve le temps ? ;)

A noter que ce n'est pas la première fois que je blogue sur l'écosystème des start-ups en Allemagne. En début d'année, je vous avais ainsi par exemple présenté 25 start-ups allemandes innovantes. Si vous vous intéressez au domaine, n'hésitez surtout pas à aller relire cette ancienne note.

21:05 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Allemagne, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : start-ups, allemagne, techcrunch

dimanche, 10 août 2008

Schmoozing : une façon particulière de concevoir le networking

J'ai découvert il y a peu le concept de "schmoozing" par un ancien article sur le blog de jeff et j'ai été agréablement surpris de voir à quel point ce terme correspond grandement à ce que j'affectionne et pratique en ce qui concerne le "networking". L'article de Jeff, qui est une adaptation française d'un article de Monsieur Guy Kawasaki nous présente tous les points particuliers du schmoozing, ue approche particulière du networking.

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Crédit photo : arahag 

 

Pour faire simple, l'idée du schmoozing est "qu'il vaut mieux connaître quelqu'un avant d'en avoir même besoin". Il faut être proactif pour connaître un maximum de personnes avant même de chercher a faire du business avec ces dernières. Et "connaître" ne veut pas juste dire avoir le nom de la personne, mais bel bien avoir déjà entamé une relation, une connexion. D'autant plus que le "schmoozing" c'est aussi et surtout essayer d'être utile aux autres sans en attendre quoi que ce soit en retour de suite.

Cette idée et ces principes correspondent pleinement à ma façon de prendre et garder contact avec les personnes que je rencontre. Je tente ainsi d'appliquer mon "don't be famous be useful" au networking qui dans ce cas là peut se paraphraser en "Aider sans rien attendre en retour" ou "La vraie générosité consiste à faire plaisir sans espérance de revanche".

 

Voici maintenant les principaux points importants pour le "schmoozing" développés par Guy:

  1. Understand the goal "les bons schmoozers veulent savoir ce qu'ils peuvent faire pour vous, pac ce que vous pouvez faire pour eux"

  2. Get out : sortir, car les vraies relations se font lors de rencontrés dans la vie offline, même celles initiées online

  3. Ask good questions, then shut up : poser des questions puis écouter est une stratégie de relation à long terme.

  4. Unveil your passions : parler du business est barbant, parler des passions est plus rassembleur.

  5. Read voraciously.lire beaucoup augmente les facultés de discussion.

  6. Follow up : être réactif après une rencontre c'est montrer la marque d'intérêt apportée envers l'autre.

  7. Make it easy to get in touch : être facilement joignable, que ce soit via les cartes de visite ou la visibilité en ligne.

  8. Give favors : faire des faveurs est toujours bon, ne serait-ce qu'à titre personnel, pour le karma ;)

  9. Ask for the return of favors : pour éviter les déséquilibres, il ne vaut mieux pas que quelqu'un soit redevable trop longtemps.

 

Pour continuer encore un peu sur le sujet, dans un autre article, Guy a démandé a Susan Roane, auteur spécialisée, de donner le top 10 des bonnes pratiques du networking :

  1. Think analog, not digital : les réelles intéractions se font en face à face.

  2. Prepare for every event : il est toujours mieux de s'avoir à quoi s'attendre, d'anticiper les rencontres.

  3. Determine what you have in common with the other people at that event : avoir un point commun est toujours un très bon départ.

  4. Prepare a self-introduction : savoir se présenter rapidement et humblement

  5. Read voraciously : lire favorise la connaissance de multiples sujets de discussions.

  6. Approach the person standing alone : les personnes qui restent seules sont plus ouvertes à faire connaissance.

  7. Just smile and say Hi or Hello : le plus simple reste le plus efficace, un sourrire, un bonjour.

  8. Make small talk : pas besoin de chercher des grands sujets philisophiques, les sujets simples 

  9. Listen, listen, listen : le contact sera plus facile en écoutant plus qu'en parlant.

  10. Go everywhere with the intention of having fun : prendre du plaisir et le montrer rend plus attrayant auprès des autres.

  11. Traiter les personnes comme des individus et non pas comme des prospects

 

Je ne suis pas le seul à m'être intéressé au marketing ces derniers temps :

  • Maxime nous a parlé de ce qu'il appelle le "véritable networking", c'est à dire quelque chose sans outil internet, sans grand réseau social type Viadeo etc... Même si je n'ai pas tout compris à son article, l'idée de fond est tout à fait valide.
  • Vanina nous présente les 4 styles du networking, qui sont représentés dans un tableau et symbolisé par des noms d'animaux. J'y découvre que je serai plutôt du genre dauphin moi ;)

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Crédit Vanina 

mercredi, 06 août 2008

Top 50 des fondateurs allemands de sociétés dans le web

af004270258611c2e2381e65c49c4366.gifLe blog allemand Deustche Start-Ups vient de publier les résultats de leur "concours" visant à publier un classement des fondateurs de sociétes du web allemandes les plus importants.

Le jury, qui était composé à la fois de personnes du "milieu" (blogueurs, analystes, journalistes etc...) et de lecteurs du blog, a noté près de 80 fondateurs de start-ups allemandes. Plusieurs critères ont été utilisés : visibilité, succès, technologie, éthique, réseau, futur, caractère international, non conventionnel, l'originalité et la prise de risques.

 

Classement général :

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1. Lars Hinrichs, Xing, Hamburg
2. Ibrahim Evsan, sevenload, Köln
3. Max Wittrock, mymuesli, Passau
4. Felix Haas, amiando, München
5. Sarik Weber, cellity, Hamburg
6. Thomas Heßler, Zanox, Berlin
7. Dennis Bemmann, studiVZ, Berlin
8. Heiko Hubertz, Bigpoint, Hamburg
9. Stephan Uhrenbacher, Qype, Hamburg
10. Kai Tietjen, Mister Wong, Bremen, Berlin

11 Alexander Artopé, smava, Berlin
12. Claudia Helming, Dawanda, Berlin
13. Moritz Hohl, panfu, Berlin
14. Constantin Bisanz, brands4friends, Berlin
15. Felix Petersen, Plazes, Berlin
16. Gerald Heydenreich , BuyVIP, Frankfurt, Madrid
17. Oliver Ueberholz, mixxt, Bonn
18. Sven Schmidt, verwandt.de, Hamburg
19. Tino Keller, spickmich, Köln
20. Daniel Höpfner, ViiF, Berlin

21. Fabian Jung, hiClip, München
22. Kai Bolik, GameDuell, Berlin
23. Christian Boris Schmidt, Ecato, Berlin
24. René Marius Köhler, Fahrrad.de, Esslingen
25. Heinz Raufer, hotel.de, Nürnberg
26. Matthias Henze, Jimdo, Hamburg
27. Christine Stumpf, weblin, Hamburg
28. Peter Faisst, schutzgeld.de, Düsseldorf
29. Stephanie Staar, Erdbeerlounge, Köln
30. Robert Ragge, HRS, Köln

31. Markus Schott, HolidayCheck, Kreuzlingen
32. Andreas Meyer, fotocommunity, Bonn
33. Tanja zu Waldeck, netmoms, Köln
34. Patrick Ohler, wer-kennt-wen.de, Köln
35. Beate Rank, Tradoria, Bamberg
36. Philipp Götzinger, JoinR, Neuss
37. Steffen Rühl, Yasni, Frankfurt
38. Urs Keller, billiger.de, Karlsruhe
39. Peter Ambrozy, eDelight, Stuttgart
40. Chris Möller, erento, Berlin

41. Peter Wehner, Lokalisten, München
42. Jens Schumann, Tipp24, Hamburg
43. Heike Helfenstein, Platinnetz, München
44. Justus Schneider, smoodoos, München
45. Lawrence Leuschner, trade-a-game, Berlin
46. Björn Behrendt, 44044, Berlin
47. Jan Christoph Gras, myphotobook, berlin
48. Claudia Langer, Utopia, München
49. Robert Stephan, guut.de, München
50. Malte Gösche, iliketotallyloveit.com, Bremen

 

Lars Hinrich, fondateur de Xing, est donc le fondateur le plus important selon ce classement, ce qui n'est pas très étonnant tant Xing est une success story en allemagne. Le Top 10 n'est pas très étonnant au final même si la présence de Mymuesli (création de mélanges muesli à la demande) vous étonnera peut-être ou bigpoint.com société de jeux gratuits en ligne que je ne connaissais pas.

Seules quelques femmes sont présentes dans ce classement malheureusement. Comme en France, il semble donc qu'il n'existe que peu de fondatrices de start-ups. Autre phénomène intéressant, c'est de voir à quel point les start-ups sont réparties partout en allemagne (et pas uniquement dans la capitale...).

 

Il s'agit bien évidemment d'un classement subjectif, et on pourra lui repprocher certains critères, ou certains membres du jury, ou n'importe quoi d'autres comme c'est souvent le cas lors d'un classement, mais dans tous les cas je trouve que c'est un très bon moyen d'avoir une vision quasi-complète du paysage des start-ups allemandes. Pour connaître un peu le marché allemand, et certaines start-ups, certains fondateurs ou certaines membres du jury, je vous garantis que ce classement vaut le coup !

 

Et si on faisait la même chose pour la France ? Pourquoi d'ailleurs n'a t-on pas en France un tel blog comme deutsche-startups qui serait uniquement dédié aux start-ups françaises ? C'est Techcrunch France qui joue ce rôle là chez nous ?

18:15 Ecrit par Cedric.Giorgi dans Allemagne, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : allemagne, start-up, fondateur, top 50, web 2.0

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